« Dans la perspective de la prochaine réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage, Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a confié à Catherine SMADJA une mission sur les enjeux de l’égalité entre les femmes et les hommes dans ce domaine. L’étude menée durant six mois a conduit à la formulation de 36 recommandations visant à combattre les inégalités dans l’accès aux formations qualifiantes et à « Faire d’un système rénové de formation professionnelle un outil majeur d’égalité au travail entre les femmes et les hommes ». Une attention particulière a été portée au secteur du numérique et aux métiers de l’innovation, où la place des femmes doit résolument progresser. Ce rapport, élaboré dans le cadre des travaux menés par le Conseil supérieur de l’Égalité professionnelle (CSEP), a été remis à Marlène SCHIAPPA le 20 février, en présence de Brigitte GRÉSY, secrétaire générale du CSEP. Dans son discours la ministre a rappelé que l’offre de formations qualifiantes prend moins en compte les métiers occupés majoritairement par des femmes et que les 32 milliards d’euros de la formation professionnelle ne bénéficient pas autant aux femmes qu’aux hommes. « Nous allons changer cela », a-t-elle martelé sur Twitter. Elle a également annoncé que le gouvernement lancera une campagne de communication sur la formation professionnelle en direction des femmes. »

DGCS – Service des droits des Femmes et de l’égalité entre les Femmes et les Hommes des Alpes de Haute Provence.

 

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Un tour d’horizon de l’actualité sur le droit des Femmes et des Familles par la DGCS – Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

A la Une :

« Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a assisté cette semaine à plusieurs ateliers dans le cadre du Tour de France de l’égalité. Le 15 février, elle a ouvert l’atelier régional de restitution « faire progresser l’égalité femmes-hommes dans tous les territoires » à Paris. Après les discours d’introduction de la ministre et de l’adjointe à la maire de Paris, chargée de l’égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains, Hélène BIDARD, trois témoignages sont venus enrichir l’atelier (« Lever les freins à l’insertion professionnelle des femmes en grande précarité » ; « Protéger les femmes SDF » ; et « La situation des femmes en Île-de-France »), puis deux tables-rondes ont apporté des pistes pour « Lever les freins à l’autonomie » et « Favoriser l’insertion professionnelle ». Signalons que Marlène SCHIAPPA a répondu pendant plus d’une heure aux questions du site mademoiZelle qui a mis en ligne le 14 février l’entretien sous le titre « Je suis poussée par une forme d’urgence à agir ». La ministre s’exprime sur son parcours, ses engagements, la culture du viol, la laïcité, le harcèlement de rue, et le combat culturel pour l’égalité. »

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1 femme sur 2 - pétition pour un plan d'action contre les violences sexuelles

Lisez la pétition de Caroline de Haas pour un plan d’urgence contre les violences sexuelles faites aux femmes.

 

 

« Monsieur le Président,

Nous savons votre agenda chargé. Vous n’avez pourtant pas pu passer à côté. Depuis des jours, plusieurs centaines de milliers de messages sont apparus sur les réseaux sociaux pour témoigner de l’ampleur des violences sexuelles que subissent les femmes en France.

1 femme sur 2 a déjà été victime de violences sexuelles. Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu’elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme.

L’avez-vous en tête lorsque vous vous déplacez, rencontrez des citoyennes et citoyens, présidez une réunion ou un dîner officiel ? Une sur deux.

Monsieur le Président, les premières signataires de cette lettre ont été, comme tant d’autres, harcelées, agressées ou violées. Comme tant d’autres, elles ont souvent du faire face au déni de leurs entourages, à l’absence de prise au sérieux par les services de l’État, à la tentative de notre société de leur faire croire que ce n’était pas si grave ou qu’elles avaient bien dû faire quelque chose pour en arriver là.

Toutes et tous, nous sommes témoins du silence vertigineux de notre société. Un insupportable déni collectif. Au fond, notre société maltraite les femmes.

Monsieur le Président, tout cela, vous le savez. Alors, pourquoi cette lettre ? Parce que vous avez le pouvoir de faire en sorte que ces violences sexuelles cessent.

La puissance publique a déjà réussi par le passé à changer des mentalités et des comportements qui nous semblaient inamovibles tellement ils étaient ancrés dans nos habitudes. Qui aurait dit il y a 30 ans que nous réussirions à diviser par 4 le nombre de morts sur les routes  ? Qui aurait dit il y a 20 ans que le tri du papier semblerait aujourd’hui presque une évidence  ?

Monsieur le Président, dans la rue, au travail comme à la maison : l’intolérance aux violences doit devenir la norme.

Je vous demande en signant cette pétition de décrétez un plan d’urgence. Maintenant.

1. Doublez immédiatement les subventions des associations qui accueillent les femmes au téléphone ou physiquement et doublez le nombre de places d’accueil pour les femmes victimes.
2. Organisez dès 2018, de manière systématique et obligatoire, une formation de tous les professionnel.le.s en contact avec des femmes victimes : enseignant.e.s, magistrat.e.s, policier.e.s, gendarmes, professionnel.le. s de santé, notamment de la santé au travail.
3. Créez au collège un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine.
4. Rendez obligatoire la formation des salarié.e.s et managers à la prévention du harcèlement sexuel au travail, instaurez une négociation obligatoire en entreprise sur ce sujet et protégez l’emploi des femmes victimes.
5. Lancez une campagne nationale de prévention équivalente à celles que nous avons connues sur la sécurité routière, campagne que vous pourriez venir présenter au JT d’une grande chaîne pour affirmer, en tant que chef de l’État, que les violences n’ont plus leur place dans notre pays.

Cela ressemble à un plan d’attaque ? C’en est un.

Monsieur le Président, nous sommes face à une crise grave.
Êtes-vous de notre côté ? »

 

Pour plus d’informations sur cette action c’est par ici

A la Une de l’actualité sur le droit des Femmes et des Familles :

« Sous le titre « Refonder les rapports érotiques », Laure MURAT consacre sa chronique dans Libération du 1er février à une comparaison – fatale – des réactions de la société à l’affaire Weinstein, en France et aux États-Unis (comparaison déjà évoquée à plusieurs reprises – veilles des 30 novembre, 22 décembre et 15 janvier). « L’exception française » ne serait-elle « qu’une forme de ringardise déguisée en provocation libertaire ? », se demande-t-elle, « Provocation qui, soit dit en passant, fait l’impasse sur un détail négligeable : le désir des femmes, qui serait exclusivement inféodé à celui des hommes ». La liberté d’importuner réclamée par la « tribune Deneuve » s’oppose à la Marche des femmes de Los Angeles, souligne l’historienne, qui rappelle « à quel point la question du harcèlement, de la domination masculine et de la précarisation des femmes sont des enjeux d’abord politiques ». Selon elle, la manifestation monstre des bonnets roses à oreilles, la cérémonie des Golden Globes et le mouvement Time’s Up « contrastent singulièrement » avec la tribune parue le 8 janvier dans le Monde. Et Laure MURAT d’expliquer que « la déclaration d’intention de Time’s Up (intitulée « Dear Sisters ») est née à la suite d’un message de solidarité envoyé aux actrices par un syndicat représentant 700 000 agricultrices ». Au-delà des femmes agressées sexuellement, elles apportaient leur soutien à « toutes les femmes exploitées », réclamant notamment « une meilleure représentation des femmes de couleur, immigrantes, handicapées, lesbiennes, transgenres, dont les expériences sont souvent significativement pires que celles de leurs congénères blanches, cisgenres et hétérosexuelles ». On est bien loin en France de « cette mobilisation massive des femmes et cette volonté militante d’inclusion des plus démunies ». L’historienne cite en conclusion le discours de Natalie PORTMAN lors de la marche de Los Angeles (veille du 30 janvier). L’actrice a dénoncé un système qui « impose un contrôle des corps, autorise les hommes à s’exprimer mais pas les femmes ». Pour sortir de cette impasse, l’actrice a proposé une révolution du « désir » et du « plaisir »… « Beau et joyeux projet, qui donne à l’affaire Weinstein tout son sens : avoir révélé la nécessité urgente de penser politiquement les abus de pouvoir et de refonder les rapports érotiques », estime Laure MURAT. »

DGCS – Service des droits des Femmes et de l’égalité entre les Femmes et les Hommes

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A la Une :

« « Quelle est la place des femmes dans notre République ? ». Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’Etat chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, était l’invitée de Nicolas DEMORAND sur France Inter le 29 janvier au matin. Elle répond à la question dans son livre « Le deuxième sexe de la démocratie », à paraître le 1er février aux éditions de l’Aube. Marlène SCHIAPPA a également répondu aux questions des auditeurs. La ministre a regretté qu’en terme de représentation des femmes en politique, la France n’est pas très bien placée au niveau mondial. « Le problème c’est l’investiture sur des circonscriptions gagnables, c’est vraiment dans les partis politiques que cela se joue », a-t-elle indiqué. « Payer une femme moins qu’un homme, en France, c’est interdit depuis les années 80 », a-t-elle aussi rapellé avant d’expliquer qu’il fallait appliquer les lois contre les inégalités salariales : « Les employeurs ne sont pas assez informés de ces lois qui prévoient des pénalités ». La ministre a abordé plusieurs autres sujets dans le cadre de l’émission. La secrétaire d’État a également fait plusieurs annonces la semaine dernière. Le 23 janvier, devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE) (lire également page 3), Marlène SCHIAPPA a en particulier annoncé que les partenaires sociaux seront réunis très prochainement par le Premier ministre Edouard PHILIPPE pour discuter des moyens de lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail. Invitée de l’émission « Thé ou café » sur France 2, le dimanche 28 janvier. Elle y a en particulier dévoilé qu’elle a accepté de jouer dans « Les Monologues du Vagin » au théâtre Bobino au bénéfice d’une association de défense des droits des femmes. Enfin, Marlène SCHIAPPA a indiqué à l’Agence France Presse que la loi contre les violences sexistes et sexuelles sera présentée en Conseil des ministres le mercredi 7 mars, à la veille de la Journée internationale des droits des femmes. »

DGCS – Service des droits des Femmes et de l’égalité entre les Femmes et les Hommes

 

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