Retrospective droits des femmes 2018

A LA UNE : RTL Girls propose une rétrospective de l’année 2018 en matière de droits des femmes autour de huit moments marquants.

« Après une fin d’année 2017 placée sous le signe de la colère et de la dénonciation, l’année 2018 n’a pas non plus été de tout repos. Portés par le mouvement #MeToo, ces douze derniers mois ont vu les femmes se battre pour leurs droits à travers le monde ». RTL Girls propose un retour en arrière sur l’année 2018 en matière de droits des femmes autour de huit moments marquants comme par exemple la panthéonisation de Simone VEIL, avec son époux, Antoine VEIL.

Le site revient sur « La PMA, pas (encore) pour toutes », les mesures gouvernementales, en particulier la loi de Marlène SCHIAPPA et Nicole BELLOUBET sur les violences sexistes et sexuelles, et les premières condamnations pour injures sexistes pour harcèlement. RTL souligne l’exemple de l’Écosse en matière de « taxe rose », et se demande si la France va agir sur ce sujet.

En ce qui concerne l’avortement, le site voit « l’Irlande, point de tension de la lutte pour les droits des femmes », et rappelle que si le combat a été gagné en Irlande, dans d’autres pays, comme en Argentine, les militantes pro-avortement ont dû faire face à une sombre défaite.

Et de signaler « l’inquiétude des Françaises sur l’IVG ». « L’année du renouveau politique à l’international » est également analysée par RTL Girls qui publie un autre article sur les six défis à relever en France pour 2019 : « L’égalité totale entre les femmes et les hommes n’aura pas lieu en 2019, mais cela ne veut pas dire que la société ne peut rien faire pour s’améliorer ». Signalons également la rétrospective mis en ligne par France Inter « 2018, une nouvelle année de sexisme ordinaire en France ».

Action gouvernementale

Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations a répondu aux questions de deux journalistes du Point. Le magazine souligne qu’« elle s’est entretenue avec de nombreux Gilets jaunes de Sarthe » et l’interroge longuement sur le sujet. « Rare membre du gouvernement à avoir enchaîné, au coeur de la tempête, les plateaux de télévision pour défendre les deux têtes de l’exécutif, elle revient aujourd’hui sur les erreurs commises ces dix-huit derniers mois et les perspectives pour 2019 », annonce Le Point qui a également mis en ligne une vidéo avec la ministre.

En fin d’entretien, Marlène Schiappa revient sur le sexisme en politique et dans la société et sur ses relations avec les associations féministes. Retrouver l’entretien sur le site du Point. Signalons que la ministre s’est dite prête à « intervenir personnellement » dans le dossier d’une femme, jetée du deuxième étage par son conjoint, qui a vu son indemnisation abaissée après que le tribunal a estimé une « responsabilité partagée ».

Le 8 janvier, Marlène SCHIAPPA était l’invitée de Gilles BORNSTEIN dans l’instant politique sur France Info. Elle se prononce en particulier sur les propos de Yann MOIX (Lire page 4). Notons que la ministre sera l’invitée de « La Matinale » de France Inter le jeudi 10 janvier.

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G7 France

À la une : Lors du Conseil des ministres, les ministres ont présenté les sept grands axes du G7 France. L’axe 4 est intitulé « Égalité entre les femmes et les hommes et éducation »

Lors du Conseil des ministres du 19 décembre 2018, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères et le ministre de l’Économie et des Finances ont présenté une communication portant sur les priorités de la présidence française du G7. La France assumera la présidence à partir du 1er janvier 2019. Après le sommet de Charlevoix, au Québec, organisé par la présidence canadienne les 8 et 9 juin 2018 (veille du 18 juin), le président de la République a annoncé que le sommet des chefs d’État et de gouvernement, moment culminant de la présidence française, se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août 2019.

Lors du Conseil des ministres, les ministres ont présenté les sept grands axes de la présidence française. L’axe 4 est intitulé « Égalité entre les femmes et les hommes et éducation ». Et d’annoncer que sur l’égalité entre les femmes et les hommes, grande cause du quinquennat, le G7 adoptera un « pacte de Biarritz pour l’égalité ». Par ailleurs, en réponse à l’accroissement des inégalités, le G7 devra agir résolument dans le domaine de l’éducation – notamment des filles et en premier lieu au Sahel – et de la santé. Lors du sommet de Charlevoix, le Premier ministre canadien, Justin TRUDEAU, s’était engagé à placer la question de l’égalité entre les sexes au cœur des discussions du G7. Retrouver la page de la présidence française du G7 sur le site France Diplomatie.

Action gouvernementale

ACTION PUBLIQUE 2022 – À la suite de la feuille de route que le Premier ministre a envoyée à chaque membre de l’exécutif en début de mandat, chaque ministre a désormais construit un plan de transformation, dont il est responsable, afin de sécuriser l’exécution des principales réformes. Ces plans vont faire l’objet d’un suivi au plus haut niveau pour s’assurer que les réformes engagées se traduisent par des résultats concrets. L’ambition est d’avoir un État plus proche, plus simple et plus performant pour toujours mieux répondre aux attentes des citoyens. Retrouver sur le portail de la transformation de l’action publique les mesures prévues pour le secrétariat d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes.

ÉDUCATION – Le Conseil national de l’évaluation du système scolaire (CNESCO), vient de publier une étude sur l’orientation intitulée « Comment l’école française aide-t-elle les élèves à construire leur orientation ? ». L’étude s’appuie sur sur deux enquêtes inédites (auprès des jeunes et auprès des chefs d’établissement), un rapport scientifique, quatre contributions thématiques et des comparaisons internationales. Il présente des préconisations pour aider les élèves à construire leur parcours d’orientation. Le 13 décembre, Slate a pubié une anlayse de l’étude sous l’angle des inégalités entre les filles et les garçons : « Encore une nouvelle inégalité filles-garçons à l’école ».

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Enquête de victimisation - Actu 13.12.18

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de diffuser l’enquête annuelle de victimation

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de diffuser l’enquête annuelle de victimation, ou enquête « Cadre de vie et sécurité », « Victimation 2017 et perceptions de la sécurité ». Cette étude est conduite par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et l’ONDRP, en collaboration avec le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) du ministère de l’Intérieur. Chaque année, 16 000 ménages et individus âgés d’au moins 14 ans sont interrogés sur les infractions dont ils ont pu être victimes, que celles-ci aient fait l’objet ou pas d’une plainte. L’étude relève une augmentation du nombre de victimes de violences sexuelles (265 000 cas en 2017 contre 173 000 en 2016) qui s’inscrit dans le sillage du mouvement de libération de la parole des femmes.

Signalons également La Note de l’ONDRP n° 28 (novembre 2018) titrée « Le dépôt de plainte des victimes de violences sur le lieu de travail ou d’études ». Basée sur les enquêtes « Cadre de vie et sécurité » de 2008 à 2017, l’étude montre que 21 % des personnes s’étant déclarées victimes de violences physiques, verbales et/ou sexuelles l’ont été sur leur lieu de travail ou d’études. Seules 7 % d’entre elles ont déposé plainte. Des facteurs socio-démographiques et circonstanciels semblent influer sur ce comportement de plainte. Les femmes victimes de ces violences ont, toutes choses égales par ailleurs, 1,4 fois moins de chances de déposer plainte qu’un homme : 6 % d’entre elles ont déposé plainte contre 8 % des hommes.

Action gouvernementale

Le 27 novembre, le ministre de l’Intérieur a diffusé aux préfet·es une instruction relative à la prévention et à la lutte contre les violences faites aux femmes.  L’objet de cette instruction est d’informer les préfet·es de la mise en place du portail de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes (veille du 30 novembre) qui permettra aux victimes d’échanger avec des policiers et des gendarmes spécialement formés, grâce à un outil de type « chat ». Sa finalité est de faciliter l’accompagnement des victimes dans leurs premières démarches, tant sociales que judiciaires. Par ailleurs, cette instruction a également pour objet de constituer un réseau territorial des référent·es « violences faites aux femmes » qui sera animé par le secrétaire général, haut fonctionnaire pour l’égalité des droits.

A cet effet, chaque préfet doit nommer au sein du corps préfectoral son ou sa référent·e « violences faites aux femmes ». Ce réseau permettra d’améliorer le suivi des actions menées au plan local, de mieux échanger et de mutualiser les bonnes pratiques. Rappelons que le 27 novembre, Marlène SCHIAPPA, Christophe CASTANER et Nicole BELLOUBET ont inauguré la plateforme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Une revue de presse sur les réseaux sociaux a été mise en ligne à cette occasion sur notre site.

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Campagne gouvernement Réagir peut tout changer

À la une : Marlène SCHIAPPA a présenté dix mesures engagées par le gouvernement et a rappelé, au travers de la campagne « Réagir peut tout changer », que « nous sommes tous concernés par les violences sexistes et sexuelles ».

A l’occasion du 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et 1er anniversaire de la Grande cause du quinquennat, Marlène SCHIAPPA a présenté dix mesures engagées par le gouvernement et a rappelé, au travers de la campagne « Réagir peut tout changer » (veille du 19 octobre), que « nous sommes tous concernés par les violences sexistes et sexuelles ». La campagne « Réagir peut tout changer » vise à mobiliser l’ensemble de la société française car chacun est concerné et doit se sentir concerné. Et plus particulièrement l’entourage, plus ou moins proche, et les potentiels témoins.

 

Le 26 novembre, Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur et Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, ont pris connaissance de « L’Étude nationale sur les décès au sein du couple en 2017 » réalisée par la Direction générale de la police nationale, la Direction générale de la gendarmerie nationale et la Délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur.

Cette étude recense, pour l’année 2017, 125 décès au sein du couple, dont 109 ayant pour victimes des femmes. 9 mineurs ont été tués concomitamment à l’homicide de leur mère et 31 enfants ont été témoins des scènes de crime. Sur les 16 femmes auteurs d’homicide commis sur des hommes, 11 d’entre elles étaient victimes de violences de la part de leur partenaire. A noter enfin que figure comme précédemment la ventilation de ces données par département (voir également page 4).

Le lendemain, le ministre de l’Intérieur a lancé en présence de la garde des Sceaux et de la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, un portail de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il s’agit d’un service de messagerie instantanée (chat) qui permet de dialoguer avec un personnel de police ou de gendarmerie, accessible via le site internet Service-public.fr (menu « Service en ligne/Signaler une violence sexuelle ou sexiste »). La lettre du Service public a mis l’information à la une dans son édition du 29 novembre. Des fiches d’information ont également été mises en ligne : « Viol d’une personne majeure » ; « Viol ou agression sexuelle d’une personne mineure » ; « Agression sexuelle d’une personne majeure » ; « Violences conjugales » ; « Discrimination » ; et « Harcèlement ».

 

Action gouvernementale

Muriel PÉNICAUD, ministre du Travail, et Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, ont présenté le 22 novembre aux partenaires sociaux « L’Index de l’égalité entre les femmes et les hommes » (veille du 24 août 2018) pour « en finir avec les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, de façon simple, fiable et motivante pour tous » ,et « afin que soit appliqué le principe « à travail égal, salaire égal » inscrit dans la loi depuis 46 ans ». Ces mesures feront l’objet d’un décret d’application.

Le secrétariat d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations a décidé de transférer 400 000 euros de crédits communication aux crédits de subventions de plusieurs associations nationales. Dans un communiqué diffusé le 26 novembre, Marlène SCHIAPPA souligne que « les subventions accordées en 2018 par le secrétariat d’État aux associations nationales luttant contre les violences sexistes et sexuelles sont ainsi en forte hausse : + 21,3 %, le total s’élevant à 5,06 millions d’euros ».

Par ailleurs, 530 millions d’euros, votés dans le PLF, seront attribués aux politiques publiques d’égalité entre les femmes et les hommes en 2019, contre 420 millions en 2018.  « Jamais un gouvernement n’a mis autant d’argent sur la table pour l’égalité entre les femmes et les hommes », indique la ministre.

La DGAFP a publié le 25 novembre un « Guide de formation sur la prévention et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la fonction publique ». A disposition des employeurs publics des trois versants de la fonction publique et des écoles de service public, ce guide a pour objectif de faciliter le déploiement d’un plan de formation ambitieux à destination de l’ensemble des agents et agentes publics, conformément à la circulaire du 9 mars 2018 relative à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la fonction publique.

Sans majorité, le protocole sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique ne sera pas mis en œuvre. Seuls six des neuf syndicats de fonctionnaires, ne représentant que 49,05 % des suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles, ont signé le texte vendredi 30 novembre. Les organisations syndicales non signataires (CGT, FO et Solidaires) sont en effet majoritaires.

 

Retrouvez toute l’Actualité sur les Droits des Femmes et des Familles de la DGCS 04 en cliquant veille_actualité_2018.11.30 – Réagir peut tout changer

#NousToutes contre les violences sexistes et sexuelles

A la Une de l’Actualité sur les droits des Femmes et des Familles : La campagne de mobilisation du mouvement Nous Toutes contre les violences sexuelles et sexistes.

« Nous voulons secouer le pays et, à l’image de l’Espagne ou de l’Argentine, créer une vague citoyenne qui, par sa force, fasse reculer pour de bon les violences sexistes et sexuelles ». Nous toutes poursuit sa campagne de mobilisation pour une grande marche contre les violences sexistes et sexuelles le 24 novembre. Entre autres actions, un die-in était organisé le 29 septembre, place de la République pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles. L’association a également lancé une collecte de fonds sur KissKIssBankBank « nécessaires à faire de #NousToutes un événement historique ». Le 9 octobre Nous Toutes a rendu publique sur le site de France Info une tribune de 600 femmes appelant à marcher le 24 novembre : « L’impunité doit cesser ». La dynamique du mouvement s’étend dans tout le pays avec en particulier la création de comités locaux (plus de soixante à ce jour). Ces comités organisent dans chaque ville des actions permettant de faire connaître la marche du 24 novembre et d’inciter toutes celles et ceux qui souhaitent en finir avec les violences à nous rejoindre. Le site de Nous toutes est maintenant opérationnel, à découvrir ici.

 

Associations

« Dans une décision rendue publique le 3 octobre 2018, le Conseil d’état estime que le refus de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes n’est pas discriminatoire », indique Osez le féminisme ! dans un communiqué du 4 octobre « #PMAPourToutes : nous sommes des lesbiennes d’intérêt général ! Il est temps d’agir ! ». Sur la question de l’accès à la PMA, le 27 septembre, le Planning familial a diffusé un communiqué titré « PMA pour toutes, maintenant ! ». « Après le deuxième avis positif rendu par le CCNE sur l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, il est maintenant temps d’inscrire ce droit dans la loi, comme le réclament depuis longtemps les personnes concernées et les associations qui les soutiennent », estime le Planning familial.
Force Femmes organisent deux évènements dans le cadre de l’encouragement à l’entrepreneuriat des femmes. Du 7 au 9 novembre se tiendront « les Rencontres des Entrepreneuses en action », au Conseil régional d’Ile-de-France, journées gratuites pour les femmes de tous âges et porteuses de tous types de projets, quelle que soit l’étape de maturation de leur activité. Jusqu’au 15 novembre 2018, « le Prix des Entrepreneuses en action » est ouvert à la candidature en ligne, sur le site de l’association, pour toutes les femmes cheffes d’entreprise de plus de 45 ans, ayant un premier bilan. 25 000 € de dotations financières sont à gagner.

 

Retrouvez toute l’Actualité sur les Droits des Femmes et des Familles grâce à la veille de la DGCS – Service des droits des Femmes et  de l’égalité entre les Femmes et les Hommes des Alpes de Haute Provence en cliquant ICI Actualité sur les Droits des femmes et des familles 23.10.18 – Le mouvement Nous Toutes

 

A la Une de l’Actualité sur le Droit des Femmes et des Familles : Mise au point sur l’éducation à la vie affective et sexuelle.

Face aux fausses nouvelles, rumeurs et polémiques qui ont enflé cet été sur les réseaux sociaux au sujet des séances d’éducation à la sexualité, entretenant la confusion avec la loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, le gouvernement a décidé de réagir. Lors de sa conférence de rentrée, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel BLANQUER, a tenu à faire le point, dénonçant des « fantasmes ».

De son côté, Marlène SCHIAPPA a fait mettre en ligne une vidéo de « mise au point sur les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle » pour rappeler qu’« il est important, d’aborder la question de l’égalité entre les filles et les garçons, qui est une valeur fondamentale de notre République, avec sérénité mais aussi avec détermination ».

« En ce moment, on entend tout et, surtout n’importe quoi, sur les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle, parfois rebaptisées séances d’éducation à la sexualité », commence-t-elle, avant de démonter les rumeurs : « d’abord, ces séances ne sont pas une nouveauté, elles sont dans les lois de la République française depuis 2001. Seulement, elles n’étaient pas ou peu appliquées. Nous avons décidé, avec le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de faire appliquer cette loi ». Et d’expliquer en quoi consistent ces séances d’éducation à la vie affective et sexuelle.

 

De nombreux médias et des associations ont aussi diffusé mises au point et explications. Le 31 août, Le Planning familial a diffusé un communiqué titré « L’Éducation à la sexualité : stop à l’intox, il est urgent d’agir ! ». Le Planning dénonce le « retour des vieux démons et opposants qui surfent sur la vague des abus sexuels révélés dans l’église catholique, les mêmes qui s’opposèrent aux ABCD de l’égalité et qui, à la veille de la rentrée scolaire, réactivent les discours visant à affoler les parents d’élèves, à insulter et menacer les intervenant·es potentiel·les, à semer la confusion auprès des équipes éducatives ».

Le Planning a également mis en ligne un sujet titré « De l’importance de l’éducation à la sexualité dès le plus jeune âge » et lance le hashtag #StopIntox ! pour lutter contre la désinformation autour de l’éducation à la sexualité : une série de visuels circulent depuis le 3 septembre sur Facebook et Twitter, ceux-ci visent à diffuser une information fiable sur l’éducation à la sexualité et les principaux enjeux à l’exercer dès le plus jeune âge.

Enfin, l’association sort un référentiel sur l’éducation à la sexualité afin de présenter la démarche proposée lors des séances d’éducation à la sexualité en s’appuyant sur une définition globale et positive de la sexualité. Les médias qui sont revenus sur la question dénoncent « l’intox à gogo » et la « machine à fantasme », comme par exemple Marianne le 3 septembre, ou France Info le 6 septembre : « Non, vos enfants n’apprennent pas à se masturber à l’école : voici ce qu’on enseigne dans les cours d' »éducation à la sexualité » ». France culture de son côté publie une analyse décalée : « Éducation sexuelle : à la rencontre des pionniers français il y a… 70 ans ».

 

 

Retrouvez toute l‘Actualité du 07 Septembre grâce à la Veille de la DGCS

La direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) vient de publier l’édition 2017 du rapport annuel sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique.

 

La direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) vient de publier l’édition 2017 du rapport annuel sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique. Cette quatrième édition présente l’actualité de la politique d’égalité en 2017 et des retours d’expérience issus des trois versants de la fonction publique qui mettent en perspective ces politiques et pratiques innovantes. De nombreuses données statistiques sexuées portant sur les effectifs, les recrutements, les rémunérations, les conditions de travail et l’action sociale, notamment, offrent un panorama complet et comparé de la situation des agents publics.

Est également présenté le rapport sur les nominations équilibrées aux emplois de direction et à la décision du Gouvernement pour l’année 2016. Outil de connaissance de la situation comparée des femmes et des hommes dans la fonction publique, ce rapport au Parlement a pour vocation d’éclairer l’ensemble des acteurs, au premier rang desquels les employeurs publics, les agents publics et leurs représentants.

 

Action gouvernementale

« Université d’été du féminisme : Marlène SCHIAPPA ne veut pas « délivrer un brevet de féminisme » mais inviter « à la réflexion » ». La ministre a présenté sur France Info la première édition de l’Université d’été du féminisme qui se tiendra les jeudi 13 et vendredi 14 septembre au Studio 104 de la Maison de la Radio à Paris (voir flash d’actualité du 27 août). « Il n’y a pas de prêt-à-penser », assure la secrétaire d’État qui invite à s’inscrire en ligne et à venir débattre. Les deux journées seront retransmises en streaming sur le site du ministère.

Retrouver le site de l’université du féminisme

Une instruction du 23 août 2018 relative à la réforme des établissements d’information, de consultation ou de conseil familial a été diffusé par la ministre des Solidarités et de la Santé et la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes aux préfet·es de région. Le texte a pour objet de rappeler les enjeux de la récente réforme des établissements d’information, de consultation ou de conseil familial (EICCF) et d’apporter des précisions sur certains points du décret n°2018-169 du 7 mars 2018, notamment l’agrément que les EICCF doivent avoir recueilli auprès du ou de la préfète de département, et les conditions de leur financement par l’État par voie de convention.

Retrouver l’instruction sur Légifrance.

 

Toute l’actualité sur les Droits des Femmes et des Familles de ce 31.08.18

A la Une : Le droit des Femmes et égalité entre les femmes et les hommes au Congrès de Versailles

Lors de son discours, le 9 juillet, devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, le président de la République a évoqué les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes. « La société républicaine que nous voulons est une société du respect et une société de la considération », a expliqué Emmanuel MACRON. « Nous l’avons constaté pendant la campagne présidentielle : une forme d’irrespect, voire de violence, s’était banalisé à l’égard d’une catégorie de Français, les femmes. Qui aurait cru qu’en ce début de XXIe siècle, l’État devrait encore se battre pour que cesse le harcèlement du quotidien, l’inégalité des salaires, la violence physique et morale dont les femmes sont victimes ? », s’est-il questionné. « Ce combat, souvenez-vous, a d’abord surpris ; à certains, il avait même pu paraître dérisoire, lorsque dès avant mon élection, je m’étais engagé à en faire la grande cause du quinquennat, une loi importante en ce domaine sera ainsi votée prochainement et la mobilisation en matière de droits comme d’égalité salariale se poursuivra dans les mois et les années qui viennent. Nous avons, ce faisant, précédé un mouvement mondial. La France lorsque ce mouvement a surgi chez nous était prête et consciente. De cela, nous devons être fiers, nous n’avons pas suivi le mouvement. Nous l’avons anticipé parce que le respect et la considération ne se négocient pas dans une société républicaine et lorsqu’ils reculent, c’est toute la société qui recule ».

 

Action Gouvernementale

Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, vient de lancer une invitation à la 1ère Université du féminisme (veille du 25 juin) qui se tiendra les jeudi 13 et vendredi 14 septembre au Studio 104 de la Maison de la Radio. Cet événement sera l’occasion de réfléchir et de s’engager pour l’égalité femmes-hommes. De nombreuses questions seront soulevées et débattues, parmi elles : Qu’est- ce que le féminisme a apporté au monde ? #MeToo, et après ? Que peuvent les hommes ? Comment combattre le sexisme au quotidien ? Comment créer un réseau égalité sur mon lieu de travail ? Comment s’engager ? À suivre.

Lors d’un événement organisé autour des résultats 2017 de la Grande École du Numérique, Mounir MAHJOUBI, secrétaire d’État chargé du Numérique, a annoncé que plus de 11 400 apprenants ont été formés ou sont en cours de formation via la Grande école du numérique. L’objectif des 10 000 personnes formées a donc été dépassé. « Mais les femmes sont encore largement minoritaires et l’insertion professionnelle incertaine », a souligné le secrétaire d’État.

Invitée de RMC le 18 juillet, Marlène SCHIAPPA confirme la mise en place de « trois séances d’éducation sexuelle » dès la rentrée scolaire. « Je pense que l’éducation c’est primordial », a-t-elle déclaré. « À partir de la rentrée avec Jean-Michel BLANQUER, nous allons envoyer une circulaire à tous les recteurs de France pour qu’ils mettent en oeuvre, une loi qui existe déjà et qui n’est pas mise en oeuvre, qui demande qu’il y ait trois séances par an d’éducation à la vie sexuelle et affective ».

 

Retrouvez toute l’Actualité de 19.07.18 en lisant la veille de la DGCS – Service des droits des Femmes et de l’égalité entre les Femmes et les Hommes, en cliquant ICI

Hommage natinal à Simone Veil

A la Une : Ce lundi 1er Juillet, la Nation a rendu hommage à Simone Veil.

 

Le 1er juillet, la nation a rendu hommage à Simone VEIL. Le président de la République a souligné en ouverture de son discours, « Hommage solennel de la nation à Simone Veil », que lorsque il avait annoncé, à l’issue de l’hommage qui lui était rendu dans la cour des Invalides (le 5 juillet 2017), que Simone VEIL reposerait au Panthéon au côté de son époux, cette décision ne fut pas seulement la sienne. « Cette décision fut celle de tous les Français », a déclaré Emmanuel MACRON, « Car la France aime Simone VEIL ». Et d’ajouter : « Nous avons voulu que Simone VEIL entre au Panthéon sans attendre que passent les générations, comme nous en avions pris l’habitude, pour que ses combats, sa dignité, son espérance restent une boussole dans les temps troublés que nous traversons ». « Simone Veil, une exception au Panthéon », titre Le Monde du 30 juin. Rescapée d’Auschwitz, ministre de la Santé, présidente du Parlement européen, et « mère » de la loi sur l’IVG, elle est seulement « la cinquième femme a entrer dans ce temple de la République » (sur 77 personnalités), souligne le quotidien, « la première a y être admise pour son combat féministe ». Le journal y consacre la une de son supplément « idées » et donne la parole à Michelle PERROT qui analyse « les racines d’une telle disparité ». « À l’exception notable du Rassemblement national (ex-FN), la classe politique dans son ensemble s’est jointe à l’hommage d’Emmanuel Macron pour saluer la mémoire d’une femme d’exception », ajoute Le Figaro du 2 juillet.

 

Action gouvernementale

Le 28 juin, au ministère des Solidarités et de la Santé, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) et la Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) ont présenté l’« Enquête auprès des associations : la diversité des formes d’exploitation et des profils des victimes de traite des êtres humains en France ». Réalisée par l’ONDRP et la MIPROF, en partenariat avec les associations membres du collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains », la seconde édition de cette enquête annuelle compile et analyse les données collectées par 24 associations au cours de l’année 2016. Elle permet d’étudier le profil, le parcours et les conditions d’exploitation de 1 857 victimes de traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, d’exploitation par le travail y compris domestique, de contrainte à commettre des délits et de mendicité forcée.

 

Retrouvez toute l’Actualité de ce 02.07.18 grâce à la veille de la DGCS – Service des Droits des Femmes et de l’égalité entre les Femmes et les Hommes, en cliquant ICI

université d'été du féminisme 2018

En Septembre, participez à la première Université d’été du Féminisme.

 

Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes vous invite à participer au mois de septembre à l’Université d’été du féminisme. Pour la première fois, le gouvernement organise une « Université d’été du féminisme » pour réfléchir ensemble aux grands enjeux de l’égalité entre les femmes et les hommes. Au programme : conférences, tables-rondes, speed dating, exposition… En présence de personnalités engagées du monde associatif, culturel et sportif, de sociologues et d’historiens, de journalistes et de personnalités médiatiques… Le programme et les dates exactes seront bientôt disponibles. Pour être tenu·e informé·e, inscrivez-vous à cette adresse.

 

Action gouvernementale

Dans une vidéo mise en ligne sur notre site, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes présente les « avancées majeures pour l’égalité femmes-hommes » du projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » concernant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail et les moyens mis en oeuvre pour atteindre enfin l’égalité salariale (lire également « Parlement », page suivante).

En sa qualité d’opérateur de l’État, le Centre national des arts du cirque (CNAC) s’inscrit dans la démarche impulsée par le ministère de la Culture et s’engage à mener et faire vivre en son sein une réflexion en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, et plus généralement pour affirmer son refus de toute forme de discrimination, de harcèlement et de violence. Fondant ses pédagogies sur des pratiques corporelles, le CNAC s’engage à transmettre des outils favorisant l’analyse critique des regards portés sur le corps et ses représentations. Pour ce faire le CNAC a établit et diffusé une « Charte éthique pour l’égalité entre les femmes et les hommes »
Par arrêté du 13 juin 2018 portant cessation de fonctions au cabinet de la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, publié au Journal officiel du 21 juin, il est mis fin aux fonctions de Floriane VOLT, conseillère en charge des droits des femmes.

 

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