A la Une de l’actualité sur les Droits des Femmes et des Familles du 27.03.18, le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

« La garde des Sceaux, ministre de la Justice, et la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, ont présenté le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes lors du Conseil des ministres du 21 mars 2018. Afin d’améliorer la répression de ces violences, dont continuent d’être aujourd’hui trop massivement victimes les femmes et les enfants, ce projet de loi, fruit d’un long travail de concertation, modifie en particulier l’arsenal législatif de lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Dans un communiqué de presse mis en ligne sur notre site, le secrétariat d’État rappelle que le texte est composé de cinq articles dont il précise les grandes lignes. Le projet de loi répond aux enjeux posés par le président de la République et le Tour de France de l’Egalité. Le gouvernement a engagé le 22 mars la procédure accélérée sur le texte qui a été mis en ligne sur le site de l’Assemblée nationale. Retrouver le dossier législatif. »

 

Retrouvez toute l’actualité de ce 27 Mars 2018 grâce à la veille de l’Actualité de la DGCS – Service des Droits des Femmes et de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes.

Voici un article du journal La Provence qui met en avant la collaboration entre les forces de Gendarmerie et l’association du Centre de Défenses des Droits des Femmes et des Familles des Alpes de Haute Provence, pour lutter toujours plus efficacement contre les violences familiales.

 

Collaboration entre les services de gendarmerie et le CIDFF pour lutter le plus efficacement contre les violences familiales.

1 femme sur 2 - pétition pour un plan d'action contre les violences sexuelles

Lisez la pétition de Caroline de Haas pour un plan d’urgence contre les violences sexuelles faites aux femmes.

 

 

« Monsieur le Président,

Nous savons votre agenda chargé. Vous n’avez pourtant pas pu passer à côté. Depuis des jours, plusieurs centaines de milliers de messages sont apparus sur les réseaux sociaux pour témoigner de l’ampleur des violences sexuelles que subissent les femmes en France.

1 femme sur 2 a déjà été victime de violences sexuelles. Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu’elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme.

L’avez-vous en tête lorsque vous vous déplacez, rencontrez des citoyennes et citoyens, présidez une réunion ou un dîner officiel ? Une sur deux.

Monsieur le Président, les premières signataires de cette lettre ont été, comme tant d’autres, harcelées, agressées ou violées. Comme tant d’autres, elles ont souvent du faire face au déni de leurs entourages, à l’absence de prise au sérieux par les services de l’État, à la tentative de notre société de leur faire croire que ce n’était pas si grave ou qu’elles avaient bien dû faire quelque chose pour en arriver là.

Toutes et tous, nous sommes témoins du silence vertigineux de notre société. Un insupportable déni collectif. Au fond, notre société maltraite les femmes.

Monsieur le Président, tout cela, vous le savez. Alors, pourquoi cette lettre ? Parce que vous avez le pouvoir de faire en sorte que ces violences sexuelles cessent.

La puissance publique a déjà réussi par le passé à changer des mentalités et des comportements qui nous semblaient inamovibles tellement ils étaient ancrés dans nos habitudes. Qui aurait dit il y a 30 ans que nous réussirions à diviser par 4 le nombre de morts sur les routes  ? Qui aurait dit il y a 20 ans que le tri du papier semblerait aujourd’hui presque une évidence  ?

Monsieur le Président, dans la rue, au travail comme à la maison : l’intolérance aux violences doit devenir la norme.

Je vous demande en signant cette pétition de décrétez un plan d’urgence. Maintenant.

1. Doublez immédiatement les subventions des associations qui accueillent les femmes au téléphone ou physiquement et doublez le nombre de places d’accueil pour les femmes victimes.
2. Organisez dès 2018, de manière systématique et obligatoire, une formation de tous les professionnel.le.s en contact avec des femmes victimes : enseignant.e.s, magistrat.e.s, policier.e.s, gendarmes, professionnel.le. s de santé, notamment de la santé au travail.
3. Créez au collège un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine.
4. Rendez obligatoire la formation des salarié.e.s et managers à la prévention du harcèlement sexuel au travail, instaurez une négociation obligatoire en entreprise sur ce sujet et protégez l’emploi des femmes victimes.
5. Lancez une campagne nationale de prévention équivalente à celles que nous avons connues sur la sécurité routière, campagne que vous pourriez venir présenter au JT d’une grande chaîne pour affirmer, en tant que chef de l’État, que les violences n’ont plus leur place dans notre pays.

Cela ressemble à un plan d’attaque ? C’en est un.

Monsieur le Président, nous sommes face à une crise grave.
Êtes-vous de notre côté ? »

 

Pour plus d’informations sur cette action c’est par ici

App-Elles® simplifie l’accès aux différentes ressources qui peuvent venir en aide aux victimes ainsi qu’à leurs proches et aux témoins. Actuellement plus de 140 associations et structures sont prêtes à vous répondre sur le territoire français et à l’étranger. Au 1er septembre 2017, l’application a été téléchargée plus de 2 500 fois, avec une moyenne de 400 utilisations actives par mois.

 

Pour plus d’informations cliquez-ici

Formation de 2 jours à Briançon

 

Le CIDFF05, en partenariat avec le CIDFF04, proposera aux professionnels de Briançon et des alentours 2 journées de formation, les 4 et 5 octobre prochain, sur l’accueil et l’accompagnement des victimes de violences conjugales.

Les professionnels trouveront des réponses théoriques et pratiques, et pourront surtout aborder l’importance du réseau professionnel pour un accompagnement efficace des victimes.

 

Pour tout renseignement : CIDFF05 : 04 92 55 33 98

accueil-violences

Depuis bientôt 10 ans, les référentes violences et la juriste du CIDFF04 proposent une formation de 4 jours à destination des professionnels confrontés aux situations de violences conjugales. Ainsi, policiers, gendarmes, travailleurs sociaux, professionnels de santé, professionnels de l’enfance et de la petite enfance, etc… sont amenés à réfléchir ensemble, autour d’apports théoriques et pratiques, à l’adaptation de leurs pratiques professionnelles pour améliorer l’accueil des victimes.

La pluridisciplinarité du groupe permet une richesse des échanges, mais permet également aux participant-es de se constituer un réseau partenarial local. Les apports théoriques sont doublés de temps pratiques basés sur l’expérience professionnelle des formatrices.

Pour en savoir plus

 

L’Union régionale des CIDFF PACA vous convie à une journée d’information et de sensibilisation sur la thématique des violences subies par les femmes étrangères et immigrées au sein du couple.
Si, en France, les violences à l’égard des femmes sont désormais mieux connues et font l’objet d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics et des professionnel.e.s, celles subies par les femmes immigrées et issues de l’immigration demeurent encore insuffisamment appréhendées.
Or, s’il est aujourd’hui avéré que les violences à l’égard des femmes participent d’un phénomène universel lié à la domination masculine (conséquence de rapports sociaux de sexe inégalitaires), les femmes immigrées et issues de l’immigration, souvent fragilisées par la migration, sont particulièrement vulnérables aux violences sexistes.
Cette journée, qui permettra d’apporter des éléments de connaissance aux différents acteurs confrontés à cette problématique et de faciliter leur mise en réseau, est une des actions mises en oeuvre dans le cadre d’un projet mené par le CNIDFF et soutenu par la Direction de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité (DAAEN – DGEF – Ministère de l’Intérieur).
Le CNIDFF et le réseau des CIDFF sont particulièrement engagés dans la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes. En région PACA, l’action des CIDFF consiste à accueillir et prendre en charge les femmes victimes au plan juridique (accès aux droits), psychosocial (lieux d’accueil, d’écoute et de soutien aux victimes) et matériel (accueil de jour des femmes et de leurs enfants). En amont, les CIDFF sont engagés dans des actions d’éducation au sein des écoles et des actions de sensibilisation des professionnel.le.s et du grand public.

 

Le CNIDFF et le réseau des CIDFF sont partenaires de l’enquête scientifique réalisée auprès des victimes de violences par l’Institut national d’études démographiques (INED). Une convention nationale a été signée, le 20 novembre, entre l’INED et le CNIDFF.

 

Cette enquête concerne toutes les personnes victimes de violences faites aux personnes (en dehors des accidents ou d’atteintes aux biens).

L’enquête s’intéresse aux conséquences de ces violences sur les parcours de vie et la santé des victimes quelle que soit la nature des violences (verbales, psychologiques, économiques, physiques, sexuelles), leur moment de survenue (enfance, adolescence, âge adulte) et leur cadre de survenue (familial, conjugal, professionnel, scolaire, ou des études). Cette enquête aidera à la mise en place de politiques publiques en matière de protection et de santé.

 

Toutes les situations doivent être prises en compte pour refléter la diversité des situations des victimes de violences. Pour la richesse et la qualité des résultats, la participation de toutes les victimes est donc importante.

Pour participer à cette enquête, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous pour être redirigé-e sur le site de l’INED et accéder au questionnaire. Le site contient des informations supplémentaires sur l’enquête : thèmes abordés, confidentialité, équipes de recherche…