Bandeau 8 Mars Journée Internationale des Droits des Femmes - CIDFF04

Journée INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

A l’occasion de le Journée Internationale des Droits des Femmes du 8 Mars le CIDFF et ses partenaires organisent des actions. Retrouvez ici la liste de ces actions :

CINETOILES de Digne à partir de 13h30

Espace Stand « classique » : (informations, flyers, plaquettes) Organisé par le CIDFF04
Espace « Déambulation » : Atelier ludique autour du 08 mars (historique) et autour de la mixité des métiers (globalement égalité, genre …) Organisé par le CIDFF04
Espace « Lecture » : Oeuvres instructives sur l’égalité et la mixité…BD, livres, vidéos et le «  Livre de doléances de l’égalité » avec affichage des idées. Organisé par le CIDFF04
Espace « Expérimentation » : mini ateliers (Jeux, déguisements, maquillage essai de chaussures à talons…) Organisé par le CIDFF04

Ciné-débat :

18h00 « The Battles of the sexes », mixité dans le sport – 8 euros l’entrée

Organisé par femmes solidaires

07 MARS

Le Jeudi 07 Mars, à 18h30, dans la salle Abbé Féraud à Digne, « Jeux de scène » (pièce de théâtre de Victor Haïm créée au Théâtre de l’Œuvre le 28 août 2002). 10€ l’entrée, suivi d’un verre de l’amitié.

« Gertrude, auteur-metteur en scène mégalomane, et Hortense, actrice naguère adulée, se retrouvent pour la première répétition d’une nouvelle pièce. Gertrude use de son ascendant moral et intellectuel sur sa comédienne pour la soumettre aux exigences démesurées de son texte ; Hortense, elle, joue avec les sentiments de son metteur en scène en lui racontant ses aventures amoureuses. Qui dominera l’autre dans ce rapport de force sadique et drolatique où se mêlent attirance et répulsion ? »

Pièce qui aborde les difficultés à entrer en communication avec ses prochain.e.s et qui permet la réflexion sur les rapports de force dans les relations. (Organisé par Soroptimiste).

Présidence française du G7

À la une : la présidence française du G7

Le président de la République Emmanuel MACRON l’a annoncé : la lutte contre les inégalités sera la priorité de la présidence française du G7, au premier rang desquelles l’égalité entre les femmes et les hommes, grande cause du quinquennat (veille du 21 janvier).

Quelques jours après sa visite officielle à Montréal (passation de la présidence du G7 entre le Canada et la France) puis à Washington (les États-Unis présideront le G7 en 2020), Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, tiendra ce jour une conférence de presse afin de présenter les grandes orientations et priorités de la diplomatie féministe menée par la France, en présence de Jean-Marc BERTHON, Conseiller pour les politiques de développement, le climat, la francophonie, les droits de l’Homme et la société civile au cabinet du président de la République.

Pour mémoire, le Canada avait créé un conseil consultatif sur l’égalité femmes-hommes que le président de la République s’est engagé à maintenir. Le conseil consultatif version française se réunira pour la première fois début février à Paris et sera composé d’éminentes personnalités mondiales engagées pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Action gouvernementale

SPORT

Le samedi 9 et dimanche 10 février prochain, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) organise avec le ministère des Sports et le secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, « Sport féminin toujours », une médiatisation des pratiques sportives des femmes (veille du 30 janvier 2018).

Cette deuxième édition a pour objectif de mobiliser les médias, le temps d’un week-end, sur la thématique « Femmes et sport » : ils sont fortement invités à traiter de ce sujet dans leurs programmes autour de quatre grands axes : le développement de la pratique féminine du sport sous toutes ses dimensions, l’accès des femmes aux responsabilités, l’économie du sport féminin et la médiatisation du sport féminin.

La marraine de l’édition 2019 est la judokate Clarisse AGBEGNENOU. Une conférence de presse se déroulera le mardi 5 Février. Dans un communiqué du 21 janvier, France Télévisions prévoit de nombreuses retransmissions de sports féminins en direct et un traitement éditorial spécial dans ses magazines sportifs et ses magazines de société. Signalons également ici la publication de la 4e édition du guide juridique relatif à la prévention des incivilités, violences et discriminations dans le sport, publiée par le ministère des Sports.

INDUSTRIE

La neuvième édition de la « Semaine de l’industrie », aura lieu du 18 au 24 mars 2019 sur le thème « La French Fab en mouvement ». Il s’agira de l’un des temps forts de l’Année de l’industrie organisée par le gouvernement. Depuis 2011, la Semaine de l’industrie contribue à changer le regard du public et plus particulièrement des jeunes sur l’industrie, en proposant des événements pédagogiques et de découverte, partout en France. Elle promeut également la mixité des métiers et la place des femmes dans le secteur. Retrouver le site dédié à la semaine de l’industrie.

DIRECTIVE

Le 24 janvier, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord provisoire sur la proposition de la Commission européenne de nouvelle directive concernant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et aidants. Agnès BUZYN, Muriel PÉNICAUD et Marlène SCHIAPPA ont publié un communiqué commun le 28 janvier pour saluer une directive qui « crée des avancées notables en termes de droits au niveau européen » et représente « une nouvelle étape pour l’Europe sociale ».

« Nous saluons avec satisfaction cet accord qui va dans le bon sens, celui d’une convergence des systèmes sociaux vers le haut entre les États membres de l’Union européenne et la création de nouveaux droits », soulignent les ministres. « C’est un exemple concret de cette Europe qui protège, que nous défendons avec force et conviction ».

Retrouvez toute l’Actualité sur les Droit des Femmes et des Familles du 31.01.19 de la DGCS – Service des Droits des Femmes et de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes.

Haut Conseil à l'Egalité entre les Femmes et les Hommes

A la Une :
Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a publié le 17 janvier son 1er état des lieux du sexisme en France

À quelques jours de la deuxième journée nationale de lutte contre le sexisme (lire page 3), voilà un rapport qui tombe au bon moment. Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a publié le 17 janvier son 1er état des lieux du sexisme en France, conformément à la mission confiée par la loi relative à l’égalité et la citoyenneté du 27 janvier 2017.

Ce rapport a bénéficié des contributions de l’ONDRP, du CREDOC et de la DREES. Titré « 1er état des lieux du sexisme en France : lutter contre une tolérance sociale qui persiste », cette étude rappelle que « le sexisme est une idéologie qui repose, d’une part, sur le postulat de l’infériorité des femmes par rapport aux hommes, et d’autre part, c’est un ensemble de manifestations, des plus anodines en apparence aux plus graves (remarques, représentations stéréotypées, sur-occupation de l’espace… jusqu’à entrave à l’avortement, viols, meurtres…) ».

Mais selon Danielle BOUSQUET, présidente du HCE : « Le sexisme, ce n’est pas une fatalité et ça n’a rien de naturel. C’est une idéologie mortifère, qu’il faut combattre avec vigueur ». Cette idéologie dangereuse est toujours d’actualité, indique le Haut Conseil, très répandue (les injures sexistes sont une violence au quotidien), et pourtant, encore très peu condamnée.

Le rapport se penche en particulier sur un aspect du sexisme : l’humour. L’analyse sur un échantillon de sketches montre que plus de la moitié d’entre eux mobilise au moins un ressort sexiste. « L’humour sexiste a toujours beaucoup de succès à la radio et sur le web », reprend France Info sur son site.

Le Haut Conseil à l’Egalité appelle au lancement d’un premier Plan national contre le sexisme 2019-2022 qui porterait l’exigence d’une culture des droits et de l’égalité femmes-hommes reposant sur des mesures autour de cinq axes : une enquête d’opinion annuelle, des campagnes de sensibilisation, la condamnation des auteurs, l’accompagnement des victimes de sexisme en renforçant les financements des associations qui les accompagnent et une action publique exempte de tout sexisme.

Action Gouvernementale

Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, s’est rendue à Montréal (Canada), les 15 et 16 janvier 2019, dans le cadre de la passation de la présidence du G7 entre le Canada et la France (veille du 20 décembre 2018). La lutte contre les inégalités sera la priorité de la présidence française, au premier rang desquelles l’égalité entre les femmes et les hommes. Marlène SCHIAPPA a présenté les grands axes des politiques publiques menées en France pour lutter contre les inégalités femmes-hommes ainsi que les grandes priorités de la présidence française à ce sujet.

« Le Canada a posé des pierres et des bases importantes en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, en créant un conseil consultatif sur l’égalité femmes-hommes (veilles des 27 avril et 18 juin NDR). Le président de la République, Emmanuel MACRON, s’est engagé à maintenir ce conseil consultatif. Nous allons amplifier sa composition et ses missions même, sur la base des échanges que nous avons eus avec l’équipe canadienne », a-t-elle déclaré. Il se réunira pour la première fois début février. Il sera composé d’éminentes personnalités mondiales engagées pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Retrouvez toute l’Actualité sur le Droit des Femmes et des Familles du 21.01.19


Retrospective droits des femmes 2018

A LA UNE : RTL Girls propose une rétrospective de l’année 2018 en matière de droits des femmes autour de huit moments marquants.

« Après une fin d’année 2017 placée sous le signe de la colère et de la dénonciation, l’année 2018 n’a pas non plus été de tout repos. Portés par le mouvement #MeToo, ces douze derniers mois ont vu les femmes se battre pour leurs droits à travers le monde ». RTL Girls propose un retour en arrière sur l’année 2018 en matière de droits des femmes autour de huit moments marquants comme par exemple la panthéonisation de Simone VEIL, avec son époux, Antoine VEIL.

Le site revient sur « La PMA, pas (encore) pour toutes », les mesures gouvernementales, en particulier la loi de Marlène SCHIAPPA et Nicole BELLOUBET sur les violences sexistes et sexuelles, et les premières condamnations pour injures sexistes pour harcèlement. RTL souligne l’exemple de l’Écosse en matière de « taxe rose », et se demande si la France va agir sur ce sujet.

En ce qui concerne l’avortement, le site voit « l’Irlande, point de tension de la lutte pour les droits des femmes », et rappelle que si le combat a été gagné en Irlande, dans d’autres pays, comme en Argentine, les militantes pro-avortement ont dû faire face à une sombre défaite.

Et de signaler « l’inquiétude des Françaises sur l’IVG ». « L’année du renouveau politique à l’international » est également analysée par RTL Girls qui publie un autre article sur les six défis à relever en France pour 2019 : « L’égalité totale entre les femmes et les hommes n’aura pas lieu en 2019, mais cela ne veut pas dire que la société ne peut rien faire pour s’améliorer ». Signalons également la rétrospective mis en ligne par France Inter « 2018, une nouvelle année de sexisme ordinaire en France ».

Action gouvernementale

Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations a répondu aux questions de deux journalistes du Point. Le magazine souligne qu’« elle s’est entretenue avec de nombreux Gilets jaunes de Sarthe » et l’interroge longuement sur le sujet. « Rare membre du gouvernement à avoir enchaîné, au coeur de la tempête, les plateaux de télévision pour défendre les deux têtes de l’exécutif, elle revient aujourd’hui sur les erreurs commises ces dix-huit derniers mois et les perspectives pour 2019 », annonce Le Point qui a également mis en ligne une vidéo avec la ministre.

En fin d’entretien, Marlène Schiappa revient sur le sexisme en politique et dans la société et sur ses relations avec les associations féministes. Retrouver l’entretien sur le site du Point. Signalons que la ministre s’est dite prête à « intervenir personnellement » dans le dossier d’une femme, jetée du deuxième étage par son conjoint, qui a vu son indemnisation abaissée après que le tribunal a estimé une « responsabilité partagée ».

Le 8 janvier, Marlène SCHIAPPA était l’invitée de Gilles BORNSTEIN dans l’instant politique sur France Info. Elle se prononce en particulier sur les propos de Yann MOIX (Lire page 4). Notons que la ministre sera l’invitée de « La Matinale » de France Inter le jeudi 10 janvier.

Retrouvez toute l’Actu sur les Droits des Femmes et des Familles

Présidence française du G7

À la une : Lors du Conseil des ministres, les ministres ont présenté les sept grands axes du G7 France. L’axe 4 est intitulé « Égalité entre les femmes et les hommes et éducation »

Lors du Conseil des ministres du 19 décembre 2018, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères et le ministre de l’Économie et des Finances ont présenté une communication portant sur les priorités de la présidence française du G7. La France assumera la présidence à partir du 1er janvier 2019. Après le sommet de Charlevoix, au Québec, organisé par la présidence canadienne les 8 et 9 juin 2018 (veille du 18 juin), le président de la République a annoncé que le sommet des chefs d’État et de gouvernement, moment culminant de la présidence française, se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août 2019.

Lors du Conseil des ministres, les ministres ont présenté les sept grands axes de la présidence française. L’axe 4 est intitulé « Égalité entre les femmes et les hommes et éducation ». Et d’annoncer que sur l’égalité entre les femmes et les hommes, grande cause du quinquennat, le G7 adoptera un « pacte de Biarritz pour l’égalité ». Par ailleurs, en réponse à l’accroissement des inégalités, le G7 devra agir résolument dans le domaine de l’éducation – notamment des filles et en premier lieu au Sahel – et de la santé. Lors du sommet de Charlevoix, le Premier ministre canadien, Justin TRUDEAU, s’était engagé à placer la question de l’égalité entre les sexes au cœur des discussions du G7. Retrouver la page de la présidence française du G7 sur le site France Diplomatie.

Action gouvernementale

ACTION PUBLIQUE 2022 – À la suite de la feuille de route que le Premier ministre a envoyée à chaque membre de l’exécutif en début de mandat, chaque ministre a désormais construit un plan de transformation, dont il est responsable, afin de sécuriser l’exécution des principales réformes. Ces plans vont faire l’objet d’un suivi au plus haut niveau pour s’assurer que les réformes engagées se traduisent par des résultats concrets. L’ambition est d’avoir un État plus proche, plus simple et plus performant pour toujours mieux répondre aux attentes des citoyens. Retrouver sur le portail de la transformation de l’action publique les mesures prévues pour le secrétariat d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes.

ÉDUCATION – Le Conseil national de l’évaluation du système scolaire (CNESCO), vient de publier une étude sur l’orientation intitulée « Comment l’école française aide-t-elle les élèves à construire leur orientation ? ». L’étude s’appuie sur sur deux enquêtes inédites (auprès des jeunes et auprès des chefs d’établissement), un rapport scientifique, quatre contributions thématiques et des comparaisons internationales. Il présente des préconisations pour aider les élèves à construire leur parcours d’orientation. Le 13 décembre, Slate a pubié une anlayse de l’étude sous l’angle des inégalités entre les filles et les garçons : « Encore une nouvelle inégalité filles-garçons à l’école ».

Retrouvez toute l’Actualité sur les Droits des Femmes et des Familles :

Enquête de victimisation - Actu 13.12.18

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de diffuser l’enquête annuelle de victimation

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de diffuser l’enquête annuelle de victimation, ou enquête « Cadre de vie et sécurité », « Victimation 2017 et perceptions de la sécurité ». Cette étude est conduite par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et l’ONDRP, en collaboration avec le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) du ministère de l’Intérieur. Chaque année, 16 000 ménages et individus âgés d’au moins 14 ans sont interrogés sur les infractions dont ils ont pu être victimes, que celles-ci aient fait l’objet ou pas d’une plainte. L’étude relève une augmentation du nombre de victimes de violences sexuelles (265 000 cas en 2017 contre 173 000 en 2016) qui s’inscrit dans le sillage du mouvement de libération de la parole des femmes.

Signalons également La Note de l’ONDRP n° 28 (novembre 2018) titrée « Le dépôt de plainte des victimes de violences sur le lieu de travail ou d’études ». Basée sur les enquêtes « Cadre de vie et sécurité » de 2008 à 2017, l’étude montre que 21 % des personnes s’étant déclarées victimes de violences physiques, verbales et/ou sexuelles l’ont été sur leur lieu de travail ou d’études. Seules 7 % d’entre elles ont déposé plainte. Des facteurs socio-démographiques et circonstanciels semblent influer sur ce comportement de plainte. Les femmes victimes de ces violences ont, toutes choses égales par ailleurs, 1,4 fois moins de chances de déposer plainte qu’un homme : 6 % d’entre elles ont déposé plainte contre 8 % des hommes.

Action gouvernementale

Le 27 novembre, le ministre de l’Intérieur a diffusé aux préfet·es une instruction relative à la prévention et à la lutte contre les violences faites aux femmes.  L’objet de cette instruction est d’informer les préfet·es de la mise en place du portail de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes (veille du 30 novembre) qui permettra aux victimes d’échanger avec des policiers et des gendarmes spécialement formés, grâce à un outil de type « chat ». Sa finalité est de faciliter l’accompagnement des victimes dans leurs premières démarches, tant sociales que judiciaires. Par ailleurs, cette instruction a également pour objet de constituer un réseau territorial des référent·es « violences faites aux femmes » qui sera animé par le secrétaire général, haut fonctionnaire pour l’égalité des droits.

A cet effet, chaque préfet doit nommer au sein du corps préfectoral son ou sa référent·e « violences faites aux femmes ». Ce réseau permettra d’améliorer le suivi des actions menées au plan local, de mieux échanger et de mutualiser les bonnes pratiques. Rappelons que le 27 novembre, Marlène SCHIAPPA, Christophe CASTANER et Nicole BELLOUBET ont inauguré la plateforme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Une revue de presse sur les réseaux sociaux a été mise en ligne à cette occasion sur notre site.

Retrouvez le reste de l’Actu avec la veille de l’Actualité de la DGCS 04, en cliquant sur le lien

Campagne gouvernement Réagir peut tout changer

À la une : Marlène SCHIAPPA a présenté dix mesures engagées par le gouvernement et a rappelé, au travers de la campagne « Réagir peut tout changer », que « nous sommes tous concernés par les violences sexistes et sexuelles ».

A l’occasion du 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et 1er anniversaire de la Grande cause du quinquennat, Marlène SCHIAPPA a présenté dix mesures engagées par le gouvernement et a rappelé, au travers de la campagne « Réagir peut tout changer » (veille du 19 octobre), que « nous sommes tous concernés par les violences sexistes et sexuelles ». La campagne « Réagir peut tout changer » vise à mobiliser l’ensemble de la société française car chacun est concerné et doit se sentir concerné. Et plus particulièrement l’entourage, plus ou moins proche, et les potentiels témoins.

 

Le 26 novembre, Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur et Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, ont pris connaissance de « L’Étude nationale sur les décès au sein du couple en 2017 » réalisée par la Direction générale de la police nationale, la Direction générale de la gendarmerie nationale et la Délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur.

Cette étude recense, pour l’année 2017, 125 décès au sein du couple, dont 109 ayant pour victimes des femmes. 9 mineurs ont été tués concomitamment à l’homicide de leur mère et 31 enfants ont été témoins des scènes de crime. Sur les 16 femmes auteurs d’homicide commis sur des hommes, 11 d’entre elles étaient victimes de violences de la part de leur partenaire. A noter enfin que figure comme précédemment la ventilation de ces données par département (voir également page 4).

Le lendemain, le ministre de l’Intérieur a lancé en présence de la garde des Sceaux et de la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, un portail de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il s’agit d’un service de messagerie instantanée (chat) qui permet de dialoguer avec un personnel de police ou de gendarmerie, accessible via le site internet Service-public.fr (menu « Service en ligne/Signaler une violence sexuelle ou sexiste »). La lettre du Service public a mis l’information à la une dans son édition du 29 novembre. Des fiches d’information ont également été mises en ligne : « Viol d’une personne majeure » ; « Viol ou agression sexuelle d’une personne mineure » ; « Agression sexuelle d’une personne majeure » ; « Violences conjugales » ; « Discrimination » ; et « Harcèlement ».

 

Action gouvernementale

Muriel PÉNICAUD, ministre du Travail, et Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, ont présenté le 22 novembre aux partenaires sociaux « L’Index de l’égalité entre les femmes et les hommes » (veille du 24 août 2018) pour « en finir avec les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, de façon simple, fiable et motivante pour tous » ,et « afin que soit appliqué le principe « à travail égal, salaire égal » inscrit dans la loi depuis 46 ans ». Ces mesures feront l’objet d’un décret d’application.

Le secrétariat d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations a décidé de transférer 400 000 euros de crédits communication aux crédits de subventions de plusieurs associations nationales. Dans un communiqué diffusé le 26 novembre, Marlène SCHIAPPA souligne que « les subventions accordées en 2018 par le secrétariat d’État aux associations nationales luttant contre les violences sexistes et sexuelles sont ainsi en forte hausse : + 21,3 %, le total s’élevant à 5,06 millions d’euros ».

Par ailleurs, 530 millions d’euros, votés dans le PLF, seront attribués aux politiques publiques d’égalité entre les femmes et les hommes en 2019, contre 420 millions en 2018.  « Jamais un gouvernement n’a mis autant d’argent sur la table pour l’égalité entre les femmes et les hommes », indique la ministre.

La DGAFP a publié le 25 novembre un « Guide de formation sur la prévention et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la fonction publique ». A disposition des employeurs publics des trois versants de la fonction publique et des écoles de service public, ce guide a pour objectif de faciliter le déploiement d’un plan de formation ambitieux à destination de l’ensemble des agents et agentes publics, conformément à la circulaire du 9 mars 2018 relative à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la fonction publique.

Sans majorité, le protocole sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique ne sera pas mis en œuvre. Seuls six des neuf syndicats de fonctionnaires, ne représentant que 49,05 % des suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles, ont signé le texte vendredi 30 novembre. Les organisations syndicales non signataires (CGT, FO et Solidaires) sont en effet majoritaires.

 

Retrouvez toute l’Actualité sur les Droits des Femmes et des Familles de la DGCS 04 en cliquant veille_actualité_2018.11.30 – Réagir peut tout changer

#NousToutes contre les violences sexistes et sexuelles

A la Une de l’Actualité sur les droits des Femmes et des Familles : La campagne de mobilisation du mouvement Nous Toutes contre les violences sexuelles et sexistes.

« Nous voulons secouer le pays et, à l’image de l’Espagne ou de l’Argentine, créer une vague citoyenne qui, par sa force, fasse reculer pour de bon les violences sexistes et sexuelles ». Nous toutes poursuit sa campagne de mobilisation pour une grande marche contre les violences sexistes et sexuelles le 24 novembre. Entre autres actions, un die-in était organisé le 29 septembre, place de la République pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles. L’association a également lancé une collecte de fonds sur KissKIssBankBank « nécessaires à faire de #NousToutes un événement historique ». Le 9 octobre Nous Toutes a rendu publique sur le site de France Info une tribune de 600 femmes appelant à marcher le 24 novembre : « L’impunité doit cesser ». La dynamique du mouvement s’étend dans tout le pays avec en particulier la création de comités locaux (plus de soixante à ce jour). Ces comités organisent dans chaque ville des actions permettant de faire connaître la marche du 24 novembre et d’inciter toutes celles et ceux qui souhaitent en finir avec les violences à nous rejoindre. Le site de Nous toutes est maintenant opérationnel, à découvrir ici.

 

Associations

« Dans une décision rendue publique le 3 octobre 2018, le Conseil d’état estime que le refus de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes n’est pas discriminatoire », indique Osez le féminisme ! dans un communiqué du 4 octobre « #PMAPourToutes : nous sommes des lesbiennes d’intérêt général ! Il est temps d’agir ! ». Sur la question de l’accès à la PMA, le 27 septembre, le Planning familial a diffusé un communiqué titré « PMA pour toutes, maintenant ! ». « Après le deuxième avis positif rendu par le CCNE sur l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, il est maintenant temps d’inscrire ce droit dans la loi, comme le réclament depuis longtemps les personnes concernées et les associations qui les soutiennent », estime le Planning familial.
Force Femmes organisent deux évènements dans le cadre de l’encouragement à l’entrepreneuriat des femmes. Du 7 au 9 novembre se tiendront « les Rencontres des Entrepreneuses en action », au Conseil régional d’Ile-de-France, journées gratuites pour les femmes de tous âges et porteuses de tous types de projets, quelle que soit l’étape de maturation de leur activité. Jusqu’au 15 novembre 2018, « le Prix des Entrepreneuses en action » est ouvert à la candidature en ligne, sur le site de l’association, pour toutes les femmes cheffes d’entreprise de plus de 45 ans, ayant un premier bilan. 25 000 € de dotations financières sont à gagner.

 

Retrouvez toute l’Actualité sur les Droits des Femmes et des Familles grâce à la veille de la DGCS – Service des droits des Femmes et  de l’égalité entre les Femmes et les Hommes des Alpes de Haute Provence en cliquant ICI Actualité sur les Droits des femmes et des familles 23.10.18 – Le mouvement Nous Toutes

 

campagne digitale #violencejetequitte

La campagne.

Violences au sein du couple, on en parle ? #violencejetequitte

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre 2018, les CIDFF de la région PACA (Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) lancent la campagne digitale #VIOLENCEJETEQUITTE contre les violences au sein du couple et pour l’accès aux droits des jeunes victimes. Une campagne qui explicite les différents types de violence au sein du couple et prend forme à travers une série de 4 mini BD constituées d’illustrations inédites de l’auteure-dessinatrice Lili Sohn.

Deviens PARTENAIRE SOLIDAIRE en téléchargeant le kit #VIOLENCEJETEQUITTE et relayant les BD sur tes réseaux sociaux, sans oublier d’utiliser le hashtag #violencejetequitte et d’identifier le compte @cidff_paca !
Des questions ? Un logo à envoyer pour figurer parmi nos partenaires solidaires ? Écris-nous à violencejetequitte@cidffpaca.fr
Les violences au sein du couple,
c’est quoi ?

Lorsqu’on parle de « violence au sein du couple », on pense généralement à la violence physique. Pourtant, il existe bien d’autres formes de violence dont les conséquences peuvent être aussi graves.

👁 Ton copain ou ta copine surveille les gens que tu fréquentes, ta manière de t’habiller, regarde tes messages ; Il·elle te dévalorise en public et te culpabilise sans arrêt : c’est une violence.

🔞 Tu as le droit de ne pas avoir envie d’avoir de relations sexuelles, même avec ton amoureux·se. Un rapport sexuel non consenti est un viol : c’est une violence.

📸 Tu souhaites le·la quitter, il·elle te menace, te fait du chantage, et se venge en publiant des photos privées sur les réseaux sociaux : c’est une violence.

🥊 Tu te fais bousculer, reçois des gifles, des coups : c’est évidemment une violence.

Les violences au sein des relations amoureuses commencent la plupart du temps par une belle histoire d’amour et s’installent souvent progressivement. Sexe sans consentement, harcèlement psychologique, violences physiques ou cyber-harcèlement, toutes ces violences sont passibles de poursuites judiciaires et pénales. Que vous sortiez ensemble depuis un jour ou des années, la loi te protège.

Les violences sexuelles, psychologiques ou physiques sont interdites par la loi.
Exercées par un·e petit·e ami·e ou ex-partenaire, elles sont passibles de condamnations.

Parler, échanger, témoigner :
besoin d’aide ?

Ne reste pas seul·e ! Un premier pas : en parler à quelqu’un de confiance (famille, amis,
infirmier· e·s, etc.). Si tu n’as pas envie de parler avec des proches ou que tu n’es pas
prêt·e, il existe d’autres ressources.

Pour plus d’informations sur les droits et les démarches possibles aller faire une tour sur le site #violencejetequitte

 

A la Une de l’Actualité sur le Droit des Femmes et des Familles : Mise au point sur l’éducation à la vie affective et sexuelle.

Face aux fausses nouvelles, rumeurs et polémiques qui ont enflé cet été sur les réseaux sociaux au sujet des séances d’éducation à la sexualité, entretenant la confusion avec la loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, le gouvernement a décidé de réagir. Lors de sa conférence de rentrée, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel BLANQUER, a tenu à faire le point, dénonçant des « fantasmes ».

De son côté, Marlène SCHIAPPA a fait mettre en ligne une vidéo de « mise au point sur les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle » pour rappeler qu’« il est important, d’aborder la question de l’égalité entre les filles et les garçons, qui est une valeur fondamentale de notre République, avec sérénité mais aussi avec détermination ».

« En ce moment, on entend tout et, surtout n’importe quoi, sur les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle, parfois rebaptisées séances d’éducation à la sexualité », commence-t-elle, avant de démonter les rumeurs : « d’abord, ces séances ne sont pas une nouveauté, elles sont dans les lois de la République française depuis 2001. Seulement, elles n’étaient pas ou peu appliquées. Nous avons décidé, avec le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de faire appliquer cette loi ». Et d’expliquer en quoi consistent ces séances d’éducation à la vie affective et sexuelle.

 

De nombreux médias et des associations ont aussi diffusé mises au point et explications. Le 31 août, Le Planning familial a diffusé un communiqué titré « L’Éducation à la sexualité : stop à l’intox, il est urgent d’agir ! ». Le Planning dénonce le « retour des vieux démons et opposants qui surfent sur la vague des abus sexuels révélés dans l’église catholique, les mêmes qui s’opposèrent aux ABCD de l’égalité et qui, à la veille de la rentrée scolaire, réactivent les discours visant à affoler les parents d’élèves, à insulter et menacer les intervenant·es potentiel·les, à semer la confusion auprès des équipes éducatives ».

Le Planning a également mis en ligne un sujet titré « De l’importance de l’éducation à la sexualité dès le plus jeune âge » et lance le hashtag #StopIntox ! pour lutter contre la désinformation autour de l’éducation à la sexualité : une série de visuels circulent depuis le 3 septembre sur Facebook et Twitter, ceux-ci visent à diffuser une information fiable sur l’éducation à la sexualité et les principaux enjeux à l’exercer dès le plus jeune âge.

Enfin, l’association sort un référentiel sur l’éducation à la sexualité afin de présenter la démarche proposée lors des séances d’éducation à la sexualité en s’appuyant sur une définition globale et positive de la sexualité. Les médias qui sont revenus sur la question dénoncent « l’intox à gogo » et la « machine à fantasme », comme par exemple Marianne le 3 septembre, ou France Info le 6 septembre : « Non, vos enfants n’apprennent pas à se masturber à l’école : voici ce qu’on enseigne dans les cours d' »éducation à la sexualité » ». France culture de son côté publie une analyse décalée : « Éducation sexuelle : à la rencontre des pionniers français il y a… 70 ans ».

 

 

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