Victime de violences sexuelles ou sexistes, un portail de signalement gratuit, anonyme et disponible 24h/24 est mis en place. 

Ce portail vous assure un accueil personnalisé et adapté par un policier ou un gendarme. Il est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Il est accessible via le site internet service-public.fr  depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone, sous la forme d’un tchat. 
La discussion interactive instantanée permet un échange individualisé avec un policier ou un gendarme spécifiquement formé à la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes. 

Je suis victime ou témoin de violences sexuelles ou sexistes
Je le signale 
L’accès à ce service est gratuit et sans obligation de déclarer son identité. 

L’objectif est de vous permettre d’être accompagné vers le dépôt d’une plainte ou, dans l’hypothèse où vous ne seriez pas prêt, orienté vers les partenaires du ministère de l’Intérieur afin de faciliter votre prise en charge sociale et/ou psychologique. 

Les policiers et gendarmes s’appuient sur un réseau d’associations et de professionnels formés à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes afin de vous proposer une accompagnement adapté. 

Le portail peut également être utilisé par des témoins de violences sexuelles et sexistes pour signaler des faits à la gendarmerie ou à la police.

Les ateliers Femmes en Mouvement sont mis en place depuis 2018 pour les Femmes victimes de violences intra familiales ou sexistes accompagnées dans le cadre du dispositif départemental porté par le CIDFF 04.

Ces ateliers ont été mis en place sur le territoire de Manosque et environs par Élodie Delcropt et Gisèle Bregliano (asso Resodance) suite à un constat simple :

Même plusieurs années après la sortie des violences, et alors que la situation sociale, juridique et administrative est stabilisée, de nombreuses femmes victimes de violences se retrouvent en difficulté au niveau relationnel (problématiques éducatives, difficultés à renouer des liens de confiance, risque de remise sous emprise par un autre compagnon violent…).

De plus, il semble que les dispositifs d’accompagnement individuel ne suffisent pas à une pleine reconstruction psychologique et à une récupération suffisante de la confiance et de l’estime de soi, surtout pour des traumatismes lourds.

Les Carnets

Le fonctionnement des Ateliers

Un atelier collectif mensuel de 5 à 20 participantes qui se déroule en plusieurs propositions successives :

  • Temps de présentation de l’atelier, des objectifs, des outils, du cadre (respect, bienveillance, non jugement)
  • Proposition d’un espace de paroles
  • Exercices/danses, d’expression corporelle (danses individuelles, à deux et collectives). Il visent à renforcer la stabilité, l’équilibre physique et émotionnel, la résistance, l’ancrage, l’axe identitaire
  • A chaque séance 7 à 10 exercices seront proposés pour suspendre la parole et favoriser le langage corporel
  • Temps d’échanges et de partages autour d’un goûter
  • Proposition d’expression orale ou écrite et de créativité (réalisation d’un tableau collectif)
Espace d’intimité

Les objectifs

  • Stimuler les ressources physiques et psychiques à travers l’expression corporelle pour une intégration durable.
  • Permettre la réappropriation de la dimension corporelle souvent très abîmée par les violences subies
  • Stimuler la créativité et la capacité d’action à partir du renforcement de la confiance en soi. Cela grâce à l’expérience de soutien et de bienveillance du groupe
  • Favoriser l’autonomie
  • Retrouver l’élan vital afin d’exprimer les potentialités de joie, de plaisir, de désir de vivre dans un espace partagé chaleureux et bienveillant
  • Créer des liens entre les femmes afin de rompre l’isolement (création de réseau d’entraide et de soutien mutuel)
  • Proposition d’être actrices, co-créatrices du projet
La roue des émotions

Un premier Bilan

Pour cette phase de « tests », les ateliers Femmes en Mouvement ont fonctionné grâce à la présence régulière de 6 à 14 participantes. Chaque femme est revenue sur son vécu pendant et après les séances, pour permettre des échanges et des retours constructifs.

Il en ressort de nombreux bienfaits et une demande forte des participantes pour le maintien, voir l’augmentation du nombre et de la fréquence des séances.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à contacter le CIDFF 04 au 04 92 36 08 48

Enquête de victimisation - Actu 13.12.18

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de diffuser l’enquête annuelle de victimation

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de diffuser l’enquête annuelle de victimation, ou enquête « Cadre de vie et sécurité », « Victimation 2017 et perceptions de la sécurité ». Cette étude est conduite par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et l’ONDRP, en collaboration avec le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) du ministère de l’Intérieur. Chaque année, 16 000 ménages et individus âgés d’au moins 14 ans sont interrogés sur les infractions dont ils ont pu être victimes, que celles-ci aient fait l’objet ou pas d’une plainte. L’étude relève une augmentation du nombre de victimes de violences sexuelles (265 000 cas en 2017 contre 173 000 en 2016) qui s’inscrit dans le sillage du mouvement de libération de la parole des femmes.

Signalons également La Note de l’ONDRP n° 28 (novembre 2018) titrée « Le dépôt de plainte des victimes de violences sur le lieu de travail ou d’études ». Basée sur les enquêtes « Cadre de vie et sécurité » de 2008 à 2017, l’étude montre que 21 % des personnes s’étant déclarées victimes de violences physiques, verbales et/ou sexuelles l’ont été sur leur lieu de travail ou d’études. Seules 7 % d’entre elles ont déposé plainte. Des facteurs socio-démographiques et circonstanciels semblent influer sur ce comportement de plainte. Les femmes victimes de ces violences ont, toutes choses égales par ailleurs, 1,4 fois moins de chances de déposer plainte qu’un homme : 6 % d’entre elles ont déposé plainte contre 8 % des hommes.

Action gouvernementale

Le 27 novembre, le ministre de l’Intérieur a diffusé aux préfet·es une instruction relative à la prévention et à la lutte contre les violences faites aux femmes.  L’objet de cette instruction est d’informer les préfet·es de la mise en place du portail de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes (veille du 30 novembre) qui permettra aux victimes d’échanger avec des policiers et des gendarmes spécialement formés, grâce à un outil de type « chat ». Sa finalité est de faciliter l’accompagnement des victimes dans leurs premières démarches, tant sociales que judiciaires. Par ailleurs, cette instruction a également pour objet de constituer un réseau territorial des référent·es « violences faites aux femmes » qui sera animé par le secrétaire général, haut fonctionnaire pour l’égalité des droits.

A cet effet, chaque préfet doit nommer au sein du corps préfectoral son ou sa référent·e « violences faites aux femmes ». Ce réseau permettra d’améliorer le suivi des actions menées au plan local, de mieux échanger et de mutualiser les bonnes pratiques. Rappelons que le 27 novembre, Marlène SCHIAPPA, Christophe CASTANER et Nicole BELLOUBET ont inauguré la plateforme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Une revue de presse sur les réseaux sociaux a été mise en ligne à cette occasion sur notre site.

Retrouvez le reste de l’Actu avec la veille de l’Actualité de la DGCS 04, en cliquant sur le lien

Projet loi contre les violences sexuelles et sexistes - Marlene Schiappa.

« À l’occasion de l’examen en première lecture du projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes à l’Assemblée nationale le 14 mai, le secrétariat d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes a mis en ligne un rappel du contenu des quatre articles qui composent le texte de loi : porter à 30 ans le délai de prescription pour les crimes sexuels commis sur mineurs ; renforcer la pénalisation des agressions sexuelles et viols commis par un majeur à l’encontre d’un mineur de quinze ans ; élargir la définition du harcèlement ; et créer une nouvelle infraction, l’« outrage sexiste ». Ce texte répond aux enjeux posés par le Président de la République et par le Tour de France de l’Égalité, dans un triple souci d’efficacité, de meilleure protection des victimes et de respect des impératifs de la Constitution. Sur la page Facebook de Marlène Schiappa, on trouvera une « interview speech » de la ministre par Konbini News dans laquelle elle s’explique sur les polémiques autour de l’article 2 de sa loi et sur ses propos à l’encontre de la porte-parole de l’UNEF à Paris IV. Marlène SCHIAPPA a également répondu en direct à toutes les questions des internautes le vendredi 25 mai, sur sa page Facebook. Marlène SCHIAPPA a également été l’invitée de plusieurs émissions que l’on retrouve sur son compte Twitter comme par exemples, BFM Politique, le 20 mai,ou Les Terriens du dimanche, le 27 mai. »

 

Retrouvez toute l’Actualité sur le Droit des Femmes et des Familles du 28.05.18 avec la veille de la DGCS – Service des Droits des Femmes et de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes

A la Une de l’actualité sur les Droits des Femmes et des Familles du 27.03.18, le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

« La garde des Sceaux, ministre de la Justice, et la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, ont présenté le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes lors du Conseil des ministres du 21 mars 2018. Afin d’améliorer la répression de ces violences, dont continuent d’être aujourd’hui trop massivement victimes les femmes et les enfants, ce projet de loi, fruit d’un long travail de concertation, modifie en particulier l’arsenal législatif de lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Dans un communiqué de presse mis en ligne sur notre site, le secrétariat d’État rappelle que le texte est composé de cinq articles dont il précise les grandes lignes. Le projet de loi répond aux enjeux posés par le président de la République et le Tour de France de l’Egalité. Le gouvernement a engagé le 22 mars la procédure accélérée sur le texte qui a été mis en ligne sur le site de l’Assemblée nationale. Retrouver le dossier législatif. »

 

Retrouvez toute l’actualité de ce 27 Mars 2018 grâce à la veille de l’Actualité de la DGCS – Service des Droits des Femmes et de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes.

Voici un article du journal La Provence qui met en avant la collaboration entre les forces de Gendarmerie et l’association du Centre de Défenses des Droits des Femmes et des Familles des Alpes de Haute Provence, pour lutter toujours plus efficacement contre les violences familiales.

 

Collaboration entre les services de gendarmerie et le CIDFF pour lutter le plus efficacement contre les violences familiales.

1 femme sur 2 - pétition pour un plan d'action contre les violences sexuelles

Lisez la pétition de Caroline de Haas pour un plan d’urgence contre les violences sexuelles faites aux femmes.

 

 

« Monsieur le Président,

Nous savons votre agenda chargé. Vous n’avez pourtant pas pu passer à côté. Depuis des jours, plusieurs centaines de milliers de messages sont apparus sur les réseaux sociaux pour témoigner de l’ampleur des violences sexuelles que subissent les femmes en France.

1 femme sur 2 a déjà été victime de violences sexuelles. Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu’elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme.

L’avez-vous en tête lorsque vous vous déplacez, rencontrez des citoyennes et citoyens, présidez une réunion ou un dîner officiel ? Une sur deux.

Monsieur le Président, les premières signataires de cette lettre ont été, comme tant d’autres, harcelées, agressées ou violées. Comme tant d’autres, elles ont souvent du faire face au déni de leurs entourages, à l’absence de prise au sérieux par les services de l’État, à la tentative de notre société de leur faire croire que ce n’était pas si grave ou qu’elles avaient bien dû faire quelque chose pour en arriver là.

Toutes et tous, nous sommes témoins du silence vertigineux de notre société. Un insupportable déni collectif. Au fond, notre société maltraite les femmes.

Monsieur le Président, tout cela, vous le savez. Alors, pourquoi cette lettre ? Parce que vous avez le pouvoir de faire en sorte que ces violences sexuelles cessent.

La puissance publique a déjà réussi par le passé à changer des mentalités et des comportements qui nous semblaient inamovibles tellement ils étaient ancrés dans nos habitudes. Qui aurait dit il y a 30 ans que nous réussirions à diviser par 4 le nombre de morts sur les routes  ? Qui aurait dit il y a 20 ans que le tri du papier semblerait aujourd’hui presque une évidence  ?

Monsieur le Président, dans la rue, au travail comme à la maison : l’intolérance aux violences doit devenir la norme.

Je vous demande en signant cette pétition de décrétez un plan d’urgence. Maintenant.

1. Doublez immédiatement les subventions des associations qui accueillent les femmes au téléphone ou physiquement et doublez le nombre de places d’accueil pour les femmes victimes.
2. Organisez dès 2018, de manière systématique et obligatoire, une formation de tous les professionnel.le.s en contact avec des femmes victimes : enseignant.e.s, magistrat.e.s, policier.e.s, gendarmes, professionnel.le. s de santé, notamment de la santé au travail.
3. Créez au collège un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine.
4. Rendez obligatoire la formation des salarié.e.s et managers à la prévention du harcèlement sexuel au travail, instaurez une négociation obligatoire en entreprise sur ce sujet et protégez l’emploi des femmes victimes.
5. Lancez une campagne nationale de prévention équivalente à celles que nous avons connues sur la sécurité routière, campagne que vous pourriez venir présenter au JT d’une grande chaîne pour affirmer, en tant que chef de l’État, que les violences n’ont plus leur place dans notre pays.

Cela ressemble à un plan d’attaque ? C’en est un.

Monsieur le Président, nous sommes face à une crise grave.
Êtes-vous de notre côté ? »

 

Pour plus d’informations sur cette action c’est par ici

App-Elles® simplifie l’accès aux différentes ressources qui peuvent venir en aide aux victimes ainsi qu’à leurs proches et aux témoins. Actuellement plus de 140 associations et structures sont prêtes à vous répondre sur le territoire français et à l’étranger. Au 1er septembre 2017, l’application a été téléchargée plus de 2 500 fois, avec une moyenne de 400 utilisations actives par mois.

 

Pour plus d’informations cliquez-ici

Formation de 2 jours à Briançon

 

Le CIDFF05, en partenariat avec le CIDFF04, proposera aux professionnels de Briançon et des alentours 2 journées de formation, les 4 et 5 octobre prochain, sur l’accueil et l’accompagnement des victimes de violences conjugales.

Les professionnels trouveront des réponses théoriques et pratiques, et pourront surtout aborder l’importance du réseau professionnel pour un accompagnement efficace des victimes.

 

Pour tout renseignement : CIDFF05 : 04 92 55 33 98

accueil-violences

Depuis bientôt 10 ans, les référentes violences et la juriste du CIDFF04 proposent une formation de 4 jours à destination des professionnels confrontés aux situations de violences conjugales. Ainsi, policiers, gendarmes, travailleurs sociaux, professionnels de santé, professionnels de l’enfance et de la petite enfance, etc… sont amenés à réfléchir ensemble, autour d’apports théoriques et pratiques, à l’adaptation de leurs pratiques professionnelles pour améliorer l’accueil des victimes.

La pluridisciplinarité du groupe permet une richesse des échanges, mais permet également aux participant-es de se constituer un réseau partenarial local. Les apports théoriques sont doublés de temps pratiques basés sur l’expérience professionnelle des formatrices.

Pour en savoir plus