Les ateliers Femmes en Mouvement sont mis en place depuis 2018 pour les Femmes victimes de violences intra familiales ou sexistes accompagnées dans le cadre du dispositif départemental porté par le CIDFF 04.

Ces ateliers ont été mis en place sur le territoire de Manosque et environs par Élodie Delcropt et Gisèle Bregliano (asso Resodance) suite à un constat simple :

Même plusieurs années après la sortie des violences, et alors que la situation sociale, juridique et administrative est stabilisée, de nombreuses femmes victimes de violences se retrouvent en difficulté au niveau relationnel (problématiques éducatives, difficultés à renouer des liens de confiance, risque de remise sous emprise par un autre compagnon violent…).

De plus, il semble que les dispositifs d’accompagnement individuel ne suffisent pas à une pleine reconstruction psychologique et à une récupération suffisante de la confiance et de l’estime de soi, surtout pour des traumatismes lourds.

Les Carnets

Le fonctionnement des Ateliers

Un atelier collectif mensuel de 5 à 20 participantes qui se déroule en plusieurs propositions successives :

  • Temps de présentation de l’atelier, des objectifs, des outils, du cadre (respect, bienveillance, non jugement)
  • Proposition d’un espace de paroles
  • Exercices/danses, d’expression corporelle (danses individuelles, à deux et collectives). Il visent à renforcer la stabilité, l’équilibre physique et émotionnel, la résistance, l’ancrage, l’axe identitaire
  • A chaque séance 7 à 10 exercices seront proposés pour suspendre la parole et favoriser le langage corporel
  • Temps d’échanges et de partages autour d’un goûter
  • Proposition d’expression orale ou écrite et de créativité (réalisation d’un tableau collectif)
Espace d’intimité

Les objectifs

  • Stimuler les ressources physiques et psychiques à travers l’expression corporelle pour une intégration durable.
  • Permettre la réappropriation de la dimension corporelle souvent très abîmée par les violences subies
  • Stimuler la créativité et la capacité d’action à partir du renforcement de la confiance en soi. Cela grâce à l’expérience de soutien et de bienveillance du groupe
  • Favoriser l’autonomie
  • Retrouver l’élan vital afin d’exprimer les potentialités de joie, de plaisir, de désir de vivre dans un espace partagé chaleureux et bienveillant
  • Créer des liens entre les femmes afin de rompre l’isolement (création de réseau d’entraide et de soutien mutuel)
  • Proposition d’être actrices, co-créatrices du projet
La roue des émotions

Un premier Bilan

Pour cette phase de « tests », les ateliers Femmes en Mouvement ont fonctionné grâce à la présence régulière de 6 à 14 participantes. Chaque femme est revenue sur son vécu pendant et après les séances, pour permettre des échanges et des retours constructifs.

Il en ressort de nombreux bienfaits et une demande forte des participantes pour le maintien, voir l’augmentation du nombre et de la fréquence des séances.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à contacter le CIDFF 04 au 04 92 36 08 48

A la Une : Le gouvernement lève le tabou à l’occasion de la journée mondiale pour l’hygiène menstruelle des femmes.

Précarité, gratuité, composition, quelles innovations pour les femmes en matière d’hygiène menstruelle ? Le Gouvernement lève le tabou ! Le 28 mai, à l’occasion de la journée mondiale pour l’hygiène menstruelle des femmes, Marlène SCHIAPPA a réuni plusieurs ministres, parlementaires, entrepreneuses, industriels, experts et associations pour convenir d’une stratégie commune, innovante et inédite, qui améliorera concrètement la vie de toutes les femmes. La précarité menstruelle est un sujet majeur porté par des réseaux féministes et sur les réseaux sociaux. Les enjeux de santé environnementale (composition des produits) et les initiatives politiques, entrepreneuriales et de la société civile été ont présentés. Des mesures et des objectifs clairs ont été annoncés à l’issue de cet événement. Ce sujet était un sujet tabou : il est en passe de devenir un sujet politique et éminemment interministériel. Dans un communiqué de presse du 28 mai le secrétariat d’État présente les initiatives du gouvernement et les initiatives des parlementaires.

Action Gouvernementale

Influence –

Le réseau de référence Apolitical vient de publier son « Gender Equality top 100, the most influential people in global policy 2019 », classement annuel des personnalités qui influencent le plus positivement les politiques d’égalité femmes-hommes dans le monde. Marlène SCHIAPPA, première française, y est classée 12e, aux côtés de Denis MUKWEGE et Nadia MURAD, Prix Nobel de la Paix 2018 et co-président.es du Conseil consultatif pour l’égalité femmes-hommes, nommé.es par le président de la République dans le cadre du G7 présidé par la France. Y figurent également en bonne place cinq autres membres du Conseil consultatif, Emma WATSON, Michael KAUFMAN, Katja IVERSEN, Phumzile MLAMBO-NGCUKA et Åsa REGNER. C’est une reconnaissance collective de l’engagement de la France qui fédère autour de ses actions de diplomatie féministe. Dans un communiqué du 29 mai, Marlène SCHIAPPA « félicite et salue toutes les personnes mentionnées pour leurs actions ainsi que les courageuses femmes qui se démènent partout dans le monde sans être toujours nommées ! »

Entretien –

La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes était l’invitée de « Bourdin Direct » sur BFMTV et RMC, le 17 mai. Elle a assuré que le projet de loi sur la PMA, étendue aux femmes célibataires et homosexuelles, sera présenté en conseil des ministres avant les vacances d’été, et que son souhait personnel « c’est évidemment que la PMA soit remboursée par la Sécurité sociale ». Concernant la GPA, Marlène SCHIAPPA dit « n’avoir pas évolué » sur cette question, elle se dit personnellement « assez opposée à ce qui peut conduire à une forme de marchandisation du corps des femmes », mais « à l’écoute de tout un chacun sur le sujet ». Quant au droit à l’avortement, qui apparaît de plus en plus menacé aux États-Unis, la ministre a estimé qu’il est « en danger partout ». Enfin, Marlène SCHIAPPA a également évoqué le sujet du congé paternité, qui selon elle « va être amélioré ». Revoir l’entretien sur le site de BFMTV.

Congés maternité –

Dans un communiqué du 29 mai titré « Congé maternité pour toutes : l’engagement du président de la République pour les futures mamans est tenu », Marlène SCHIAPPA, qui a porté pendant dix ans, avec le réseau Maman travaille, l’engagement de créer un congé maternité pour toutes les femmes quel que soit leur statut professionnel, se félicite de la publication du décret relatif à l’amélioration de la protection sociale au titre de la maladie et de la maternité des travailleurs indépendants. « Engagement tenu, se réjouit la ministre, enfin l’amélioration concrète du quotidien des futures et jeunes mères indépendantes qui pourront bénéficier d’un congé maternité comme les femmes salariées ! ».

Justice –

La « répétition d’homicides conjugaux » a poussé la ministre de la justice Nicole BELLOUBET à prendre une nouvelle circulaire adressée à tous les procureurs où elle réaffirme « le caractère prioritaire de la lutte contre les violences conjugales » et encourage les magistrats à « poursuivre les efforts » pour « une réponse ferme et réactive ». La circulaire relative à l’amélioration du traitement des violences conjugales et à la protection des victimes a été publiée au Bulletin officiel n°2019-05 du 31 mai 2019. Le texte recommande d’accroître le recours aux ordonnances de protection, aux « téléphones grave danger » et à l’éviction du conjoint violent. Pour « aller plus loin » dans la protection des victimes, la garde des Sceaux indique avoir demandé à ses services de travailler à l’expérimentation d’un bracelet électronique pour maintenir à distance les hommes violents.

Bercy –

Dans une information mise en ligne le 17 mai sur leur site, les ministères économiques et financiers indiquent qu’ils amplifient les travaux sur l’égalité professionnelle en élaborant un nouveau plan s’appuyant sur une démarche collaborative et ouverte qui favorise l’implication de tous et la mise en œuvre de mesures concrètes. La mise en œuvre de ce plan est sous la responsabilité du secrétariat général des ministères et fait l’objet d’un suivi attentif, dans le cadre notamment d’un dialogue régulier avec les partenaires sociaux. Des mesures significatives ont, d’ores et déjà, été prises, notamment l’élaboration d’un bilan statistique annuel sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et un guide de la parentalité.

Retrouvez toute l’actualité sur les Droits des Femmes et des Familles avec la veille de la DGCS – Service des Droits des Femmes et de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes –