A la une : Le 11 octobre, Marlène SCHIAPPA et le Planning familial ont échangé longuement sur leurs sujets d’engagements communs et notamment l’éventuelle suppression du principe de laïcité de la charte de l’association.

Le 11 octobre, Marlène SCHIAPPA a reçu Véronique SEHIER et Caroline REBHI, co-présidentes du Planning familial, pour échanger longuement sur leurs sujets d’engagements communs (communiqué de presse du 11 octobre). Cette rencontre avait d’abord pour objet l’éventuelle suppression du principe de laïcité de la charte de l’association (point soumis au débat interne et aux votes au congrès du Planning familial).

Les coprésidentes du Planning familial ont réaffirmé leur attachement profond à la loi de 1905, à la lutte contre l’excision, à l’accueil inconditionnel de toutes les femmes et de toutes les personnes quelles que soit leur situation, base de la pratique du Planning familial. Pour elles, rien de tout cela ne serait remis en cause. La secrétaire d’État a rappelé qu’il n’appartenait pas au gouvernement de trancher des débats internes d’une association, mais qu’il lui appartenait d’apporter des garanties sur ces sujets majeurs et ce sur l’ensemble du territoire.

Les échanges ont également porté sur la défense de l’accès à l’IVG, la mobilisation face aux anti choix, la défense des droits sexuels et reproductifs des femmes en France et dans le monde, et le travail commun mené au niveau international notamment à l’ONU dans le cadre de la diplomatie féministe de la France. Sur ces sujets, la secrétaire d’État a réaffirmé le soutien du gouvernement français aux actions du Planning familial. Rappelons, sur le sujet « laïcité » que le Planning familial avait publié une tribune titrée « Le Planning familial n’a jamais renoncé à la laïcité » dans Libération du 7 mars.

ACTION GOUVERNEMENTALE

PLFSS –

Suite aux annonces du 19 septembre concernant les pensions alimentaires et les mesures nouvelles au bénéfice des femmes enceintes, la ministre des Solidarités et de la Santé et le ministre de l’Action et des Comptes publics ont présenté le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2020 lors du Conseil des ministres du 9 octobre. Pour lutter contre l’assignation sociale à résidence, le PLFSS pour 2020 renforce le soutien à la petite enfance et à l’accompagnement des familles monoparentales, qui sont les plus vulnérables, et peuvent constituer un foyer de reproduction des inégalités. Il met ainsi en oeuvre une plateforme d’intermédiation du versement des pensions alimentaires et de recouvrement des impayés. Plusieurs médias soulignent également que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020 propose d’étendre la prise à en charge à 100 % de la contraception aux jeunes filles de moins de 15 ans.

CANCER DU SEIN –

Comme chaque année, le mois d’octobre est consacré à la lutte contre le cancer du sein sous le nom d’Octobre rose. La lettre du Service public consacre un sujet titré « Cancer du sein : avez-vous pensé au dépistage ? » au programme de dépistage du cancer du sein organisé tous les deux ans. L’Institut national du cancer (INCa) apporte des réponses pratiques à toutes les questions sur son site web dédié à la prévention et au dépistage du cancer du sein.

BUDGET –

Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, organise un « briefing off » sur le budget dédié à l’égalité entre les femmes et les hommes, le mardi 15 Octobre.

CABINET –

Par arrêté du 9 octobre 2019 (Journal officiel du 11 octobre), Caroline DUCHÊNE est nommée conseillère en charge de la lutte contre les discriminations et réseaux sociaux au sein du cabinet de Marlène SCHIAPPA, à compter du 14 octobre.

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Stéréotypes, préjugés, sexisme… STOP !L’avenir est à l’égalité

Le CIDFF des Alpes de Haute Provence vous propose de venir réagir à une succession de court métrage contre les préjugés et le sexisme. Venez nombreux ce mercredi 23 octobre à 18h, salle Abbé Feraud à Digne-les-bains.

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Pour toutes les femmes qui ont envie d’apprendre ou de retrouver confiance sur un vélo.

Les ateliers « Vélo Femmes » – un air de liberté – ont commencé depuis le 12 Septembre 2019.

Ils se déroulent tous les jeudis après midi au Parc de Drouille à Manosque, et ce jusqu’au 17 Octobre 2019.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à contacter Delphine Minéo au 04 92 36 08 48.

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A LA UNE : le conseil consultatif du g7 pour l’égalité femmes/hommes a rendu public son rapport de recommandations et son appel à l’action

Le Conseil consultatif du G7 pour l’égalité entre les femmes et les hommes, composé d’ONG et de personnalités féministes du monde entier, a rendu public le 20 août son Rapport de recommandations en vue de faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes et l’autonomisation des filles et des femmes et son Appel à l’action. Le Conseil a identifié 79 bonnes pratiques en matière de lois pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans quatre secteurs (violences, autonomisation économique, éducation et santé, discriminations) et dans toutes les régions du monde. Il appelle les dirigeants du G7 et des autres pays à s’engager, à travers le « Partenariat de Biarritz » à adopter et à mettre en oeuvre des cadres législatifs progressifs pour l’égalité femmes-hommes, en s’inspirant de ses recommandations.

Il présentera ses recommandations au président de la République le vendredi 23 août. Les deux co-président.es du Conseil, les Prix Nobel Nadia MURAD et Denis MUKWEGE, et la directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile MLAMBO-NGCUKA, se rendront ensuite à Biarritz afin de présenter ce document aux dirigeants du G7 lors d’une session consacrée aux inégalités et lancer officiellement le Partenariat de Biarritz. Le président de la République veut faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une grande cause mondiale. Le site de l’Élysée consacre plusieurs pages au G7 et souligne que la Présidence française du G7 a fait de la lutte contre les inégalités sa priorité. Cet engagement concerne tout particulièrement la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes. Signalons qu’à cette occasion, la France est le premier pays à créer un label Égalité entre les femmes et les hommes adapté à l’organisation d’événements.

Action gouvernementale

Bio éthique –

Lors du Conseil des ministres du 24 juillet, la Garde des sceaux, ministre de la Justice, la ministre des Solidarités et de la Santé et la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont présenté le projet de loi relatif à la bioéthique. Le projet de loi vise, entre autres, à élargir l’accès aux technologies déjà disponibles en matière de procréation sans renoncer à leur encadrement, en particulier l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes non mariées, autoconservation des gamètes pour les femmes comme pour les hommes.

« En revanche », indique le compte rendu du conseil des ministres, « le respect des principes fondateurs de notre droit bioéthique que sont le respect de la dignité humaine et la non marchandisation du corps humain, conduit à maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui ». Notons que « la filiation des enfants nés d’une PMA dans un couple de femmes sera sécurisée par un nouveau mode de filiation fondé sur une déclaration anticipée de volonté. Elle permettra aux deux membres du couple de devenir ensemble, dès la naissance, les parents de l’enfant né de l’assistance médicale à la procréation à laquelle elles auront consenti ensemble ». Le projet de loi a été déposé le 24 juillet à l’Assemblée nationale. Retrouver le dossier législatif.

Grenelle –

Dans le cadre du Grenelle de lutte contre les violences conjugales et les féminicides organisé le mardi 3 septembre à Matignon, Marlène SCHIAPPA s’est rendue le 5 août dans les locaux de l’association FIT – une femme un toit, qui accueille des jeunes femmes victimes de violences dans le but d’échanger sur les actions à mettre en place afin de mieux les accompagner. Le lendemain, la ministre était l’invitée de l’émission BFM Story présentée par Alain MARSCHALL sur BFMTV. Elle est intervenue pour parler du nombre de victimes de féminicide depuis le début de cette année 2019. Pour la secrétaire d’État « chacun doit être mis face à ses responsabilités, les hommes violents en premier lieu ». Elle estime aussi que « quand on est témoin de violences conjugales, il faut appeler la police ».

Pour mémoire, rappelons que le 8 juillet dernier, Marlène SCHIAPPA avait été invitée du Grand Entretien de la matinale de France Inter avec Frédéric MÉTÉZEAU. Le Grenelle contre les violences conjugales annoncé pour le 3 septembre, devra permettre de construire « ensemble » des politiques publiques efficaces et nouvelles. « S’il faut mettre du budget, évidemment on en mettra », a promis la secrétaire d’État. Les travaux du Grenelle de lutte contre les violences conjugales s’étaleront sur deux mois, au cours desquels seront organisés des groupes de travail thématiques. Ils réuniront les principaux ministères concernés et leurs administrations, les associations nationales et locales, des expert.es et des collectivités territoriales en vue d’un plan stratégique quinquennal qui sera présenté le 25 novembre et qui engagera l’État, les collectivités territoriales et les associations sur un nouveau socle de mesures.

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Le 26 juin dernier 70 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon depuis le début de l’année 2019.

Le 26 juin dernier, la page Facebook Féminicides par compagnons ou ex l’annonçait, 70 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon depuis le début de l’année 2019. En 2018, elles étaient 121. Une situation « inadmissible » qui n’a pas tardé à faire réagir Marlène SCHIAPPA.

En effet, la Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations a annoncé, dans le Journal du dimanche du 7 juillet, l’ouverture d’un Grenelle des violences conjugales organisé le 3/09/2019 septembre, en écho au 3919 numéro national d’informations sur les violences faites aux femmes. Il réunira à Matignon ministres, administrations, associations et familles de victimes, pour « construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain ». Appuyé des travaux du Haut Conseil à l’égalité qui a annoncé, dans un communiqué du 1er juillet, se porter volontaire « pour identifier les parcours et les éventuels manquements qui ont conduit au meurtre de 70 femmes depuis le début de l’année », celui-ci s’étalera sur deux mois. S’y ajouteront « une grande consultation citoyenne et une campagne » de communication « pour interpeller toute la société », a complété Marlène SCHIAPPA.

Un processus qui se conclura le 25 novembre, lors de la « journée contre les violences envers les femmes », par la présentation d’un plan stratégique quinquennal. Une réponse forte qui fait écho aux nombreuses mobilisations citoyennes. En ce sens, dans un communiqué de presse du 3 juillet, l’association Osez le féminisme ! rappelait, derrière le cri « Protégez les », que loin du « crime passionnel », « c’est bien le machisme qui tue ». Le lendemain, Le Monde publiait une tribune intitulée « Les féminicides ne sont pas une fatalité : Monsieur le Président réagissez », tandis que Libération laissait la parole à plus de 150 sénateurs qui s’interrogent : « Où est la grande cause du quinquennat ? ». Autant d’initiatives qui ont abouti, le samedi 6 juillet à un rassemblement réunissant entre 1 200 et 2 000 personnes sur la place de la République à Paris.

Excision –

« Le gouvernement lance un plan national d’action pour éradiquer ces mutilations sexuelles » titre France Info le 21 juin. « Aujourd’hui en France, près de 60 000 femmes vivent excisées. « Ce n’est pas acceptable ; ni en France, ni ailleurs », estime Marlène SCHIAPPA. « Les mutilations sexuelles féminines constituent une atteinte inadmissible à l’intégrité et aux droits fondamentaux des femmes et des petites filles qui en sont victimes », poursuit la Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Un Plan national d’action qui s’articule autour de plusieurs objectifs : « Mieux sensibiliser et mieux former les professionnels pour mieux prévenir » ou « éradiquer les mutilations sexuelles féminines au plus près des territoires. » Autres objectifs : « développer et utiliser les outils de prévention adéquats » et « enrichir l’état des connaissances et établir un état des lieux des mutilations sexuelles féminines. » Le dernier objectif est général : « Faire enfin de la France un pays exemplaire » en la matière.

Femmes de chambre –

Femmes de chambre, femmes de ménage mais surtout femmes de l’ombre. Dans le secteur de la propreté, majoritairement féminin, celles qui sont à la tâche font l’objet d’une attention gouvernementale toute particulière. En effet, Le Parisien du 22 juin rapporte les propos de Marlène SCHIAPPA. La Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes déclare « Je veux défendre les femmes de chambre ». Des propos renforcés par l’annonce de la mise en place d’un plan d’action : « Dès septembre, je confie une mission sur les conditions de travail des femmes de chambre au Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, qui me fera des propositions avant la fin de l’année pour améliorer leur situation. Mais sans attendre, j’ai pris contact avec les fédérations et principales agences qui emploient ces femmes. Je les réunis au ministère dans les prochaines semaines pour que chacune puisse partager des engagements concrets » a-t-elle déclaré.

Violentomètre –

Le 25 juin, le Huffington Post publie un article présentant « « Le violentomètre », un outil pour mesurer la violence dans votre couple ». L’outil graphique, pensé par le ministère de la Justice, comporte trois couleurs (vert, orange et rouge), pour trois situations visant à sensibiliser les plus jeunes sur les violences conjugales. Il permet de jauger la sûreté et le bien-être de son couple en aidant notamment à comprendre quand une relation est toxique et lorsqu’il est nécessaire de demander de l’aide. Allant d’une échelle de 1 à 24 (24 étant la pire situation), « le violentomètre permet donc à une victime d’abus sexuels, de violences ou de chantages au sein de son couple de se protéger en demandant de l’aide ou en signalant les faits », explique dans un tweet le porte-parole du ministère de la Justice Youssef BADR.

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Découvrez une veille de l’actualité un peu spéciale avec une liste de propositions de lecture pour l’été.

Vacances –

Signalons en ouverture de cette veille spéciale, le déplacement de Marlène SCHIAPPA dans une école parisienne pour l’opération « Un livre pour les vacances » du ministère de l’Éducation nationale, dont l’objectif est d’éveiller le goût de la lecture aux élèves. La secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, offrira les Fables de La Fontaine illustrées par VOUTCH aux élèves de CM2 de l’école Jardinet, ce vendredi 28 juin. Tous les élèves quittant l’école primaire recevront un exemplaire de cet ouvrage qu’ils pourront découvrir pendant les vacances.

Philosophie –

Dans On ne naît pas femme, on le devient, qui vient de paraître chez Stock, la philosophe Fabienne BRUGERE, professeure à l’université Paris-VIII, dit la difficulté à écrire sur les femmes ordinaires. Autant romans, films, fictions, poèmes, regorgent d’histoires de femmes, autant le domaine de la pensée semble quasi muet. « Réfléchir sur elles, c’est rejoindre le néant. J’ai voulu faire l’impossible, prendre au sérieux le concept de « femme » », explique Fabienne BRUGERE dans Libération du 11 juin. Un propos qui résonne après l’hiver de mobilisation des gilets jaunes, qui furent largement féminins. Ce qui intéresse la philosophe, c’est de parler des femmes ordinaires. Pour un féminisme ordinaire, elle se concentre sur celles qui ne sont ni muses, ni égéries, ni reines, ni exceptionnelles. Cette immense majorité à qui on demande d’être « normales » : se fondre dans le quotidien de la vie, quitte à devenir invisibles. « Je crois qu’il y a quelque chose qui concerne toutes les femmes, c’est l’injonction à la normalité », écrit-elle.

Twitter –

« Doyenne des monarques, on croyait tout savoir sur la reine Elizabeth II. Après soixante-sept années de règne, la souveraine découvre le numérique à ses dépens lorsqu’un tweet malheureux de la BBC annonce son décès »… C’est le « pitch » de God save the tweet, le premier roman de Philippe BOYER (éd. Kawa). « Une fable cocasse, un brin politique et pédagogique, sur la façon dont le numérique bouleverse le quotidien de cette figure intemporelle de la monarchie britannique ». La reine va devenir une geek !

Retrouvez la liste complète des propositions de lectures :

La veille de l’actualité vous est proposée grâce au travail de la DGCS- Service des droits des Femmes et de l’égalité entre les Femmes et les Hommes

Victime de violences sexuelles ou sexistes, un portail de signalement gratuit, anonyme et disponible 24h/24 est mis en place. 

Ce portail vous assure un accueil personnalisé et adapté par un policier ou un gendarme. Il est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Il est accessible via le site internet service-public.fr  depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone, sous la forme d’un tchat. 
La discussion interactive instantanée permet un échange individualisé avec un policier ou un gendarme spécifiquement formé à la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes. 

Je suis victime ou témoin de violences sexuelles ou sexistes
Je le signale 
L’accès à ce service est gratuit et sans obligation de déclarer son identité. 

L’objectif est de vous permettre d’être accompagné vers le dépôt d’une plainte ou, dans l’hypothèse où vous ne seriez pas prêt, orienté vers les partenaires du ministère de l’Intérieur afin de faciliter votre prise en charge sociale et/ou psychologique. 

Les policiers et gendarmes s’appuient sur un réseau d’associations et de professionnels formés à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes afin de vous proposer une accompagnement adapté. 

Le portail peut également être utilisé par des témoins de violences sexuelles et sexistes pour signaler des faits à la gendarmerie ou à la police.

Le CIDFF 04, association départementale créée en 1982, recrute un référent ou une référente violences intrafamiliales et sexistes.

Sous l’autorité de la direction et du conseil d’administration vous assurez l’accueil, l’écoute, l’orientation et l’accompagnement des victimes de violences intrafamiliales et sexistes, dans le respect de notre mission d’intérêt général.

Missions –

  • Vous assurez des permanences d’accueil physique, téléphonique et de soutien psychologique des victimes de violences intrafamiliales et sexistes,
  • Vous les accompagnez et les orientez individuellement dans leurs démarches administratives, sociales, juridiques, de santé et de soutien à la parentalité,
  • Vous animez et développez le partenariat technique,
  • Vous mettez vos connaissances à jour et réalisez une veille informative,
  • Vous participez aux réunions internes et externes y compris en dehors du département,
  • Vous assurez la saisie statistique des informations transmises,
  • Vous rédigez des documents techniques et des comptes rendus d’activités,
  • Vous serez amené.e à participer aux instances du réseau des CIDFF en lien avec la thématique des violences intrafamiliales et sexistes.

Compétences requises –

  • Expérience professionnelle similaire souhaitée
  • Formation ou connaissance de base de la problématique spécifique des violences intrafamiliales et des techniques d’entretien d’aide
  • Capacité d’écoute et d’empathie
  • Aptitude au travail partenarial, capacité à entretenir un réseau de partenaires
  • Connaissance du fonctionnement et des compétences des institutions
  • Aisance dans l’expression orale et écrite, compétences rédactionnelles
  • Capacité d’analyse et de synthèse
  • Réactivité, capacité à prioriser, esprit d’initiative et autonomie
  • Capacité à rendre compte et à travailler en équipe
  • Dynamisme et volonté d’implication intellectuelle dans le projet global de la structure
  • Maîtrise des outils informatiques (pack office) et des nouvelles technologies

Candidature avec CV et lettre de motivation à adresser à Mme la Présidente du CIDFF04 – Pôle social, 18 Rue Aubin, 04 000 Digne les Bains – direction@cidff04.org.

Retrouvez l’annonce complète :

Les ateliers Femmes en Mouvement sont mis en place depuis 2018 pour les Femmes victimes de violences intra familiales ou sexistes accompagnées dans le cadre du dispositif départemental porté par le CIDFF 04.

Ces ateliers ont été mis en place sur le territoire de Manosque et environs par Élodie Delcropt et Gisèle Bregliano (asso Resodance) suite à un constat simple :

Même plusieurs années après la sortie des violences, et alors que la situation sociale, juridique et administrative est stabilisée, de nombreuses femmes victimes de violences se retrouvent en difficulté au niveau relationnel (problématiques éducatives, difficultés à renouer des liens de confiance, risque de remise sous emprise par un autre compagnon violent…).

De plus, il semble que les dispositifs d’accompagnement individuel ne suffisent pas à une pleine reconstruction psychologique et à une récupération suffisante de la confiance et de l’estime de soi, surtout pour des traumatismes lourds.

Les Carnets

Le fonctionnement des Ateliers

Un atelier collectif mensuel de 5 à 20 participantes qui se déroule en plusieurs propositions successives :

  • Temps de présentation de l’atelier, des objectifs, des outils, du cadre (respect, bienveillance, non jugement)
  • Proposition d’un espace de paroles
  • Exercices/danses, d’expression corporelle (danses individuelles, à deux et collectives). Il visent à renforcer la stabilité, l’équilibre physique et émotionnel, la résistance, l’ancrage, l’axe identitaire
  • A chaque séance 7 à 10 exercices seront proposés pour suspendre la parole et favoriser le langage corporel
  • Temps d’échanges et de partages autour d’un goûter
  • Proposition d’expression orale ou écrite et de créativité (réalisation d’un tableau collectif)
Espace d’intimité

Les objectifs

  • Stimuler les ressources physiques et psychiques à travers l’expression corporelle pour une intégration durable.
  • Permettre la réappropriation de la dimension corporelle souvent très abîmée par les violences subies
  • Stimuler la créativité et la capacité d’action à partir du renforcement de la confiance en soi. Cela grâce à l’expérience de soutien et de bienveillance du groupe
  • Favoriser l’autonomie
  • Retrouver l’élan vital afin d’exprimer les potentialités de joie, de plaisir, de désir de vivre dans un espace partagé chaleureux et bienveillant
  • Créer des liens entre les femmes afin de rompre l’isolement (création de réseau d’entraide et de soutien mutuel)
  • Proposition d’être actrices, co-créatrices du projet
La roue des émotions

Un premier Bilan

Pour cette phase de « tests », les ateliers Femmes en Mouvement ont fonctionné grâce à la présence régulière de 6 à 14 participantes. Chaque femme est revenue sur son vécu pendant et après les séances, pour permettre des échanges et des retours constructifs.

Il en ressort de nombreux bienfaits et une demande forte des participantes pour le maintien, voir l’augmentation du nombre et de la fréquence des séances.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à contacter le CIDFF 04 au 04 92 36 08 48

A la Une : Le gouvernement lève le tabou à l’occasion de la journée mondiale pour l’hygiène menstruelle des femmes.

Précarité, gratuité, composition, quelles innovations pour les femmes en matière d’hygiène menstruelle ? Le Gouvernement lève le tabou ! Le 28 mai, à l’occasion de la journée mondiale pour l’hygiène menstruelle des femmes, Marlène SCHIAPPA a réuni plusieurs ministres, parlementaires, entrepreneuses, industriels, experts et associations pour convenir d’une stratégie commune, innovante et inédite, qui améliorera concrètement la vie de toutes les femmes. La précarité menstruelle est un sujet majeur porté par des réseaux féministes et sur les réseaux sociaux. Les enjeux de santé environnementale (composition des produits) et les initiatives politiques, entrepreneuriales et de la société civile été ont présentés. Des mesures et des objectifs clairs ont été annoncés à l’issue de cet événement. Ce sujet était un sujet tabou : il est en passe de devenir un sujet politique et éminemment interministériel. Dans un communiqué de presse du 28 mai le secrétariat d’État présente les initiatives du gouvernement et les initiatives des parlementaires.

Action Gouvernementale

Influence –

Le réseau de référence Apolitical vient de publier son « Gender Equality top 100, the most influential people in global policy 2019 », classement annuel des personnalités qui influencent le plus positivement les politiques d’égalité femmes-hommes dans le monde. Marlène SCHIAPPA, première française, y est classée 12e, aux côtés de Denis MUKWEGE et Nadia MURAD, Prix Nobel de la Paix 2018 et co-président.es du Conseil consultatif pour l’égalité femmes-hommes, nommé.es par le président de la République dans le cadre du G7 présidé par la France. Y figurent également en bonne place cinq autres membres du Conseil consultatif, Emma WATSON, Michael KAUFMAN, Katja IVERSEN, Phumzile MLAMBO-NGCUKA et Åsa REGNER. C’est une reconnaissance collective de l’engagement de la France qui fédère autour de ses actions de diplomatie féministe. Dans un communiqué du 29 mai, Marlène SCHIAPPA « félicite et salue toutes les personnes mentionnées pour leurs actions ainsi que les courageuses femmes qui se démènent partout dans le monde sans être toujours nommées ! »

Entretien –

La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes était l’invitée de « Bourdin Direct » sur BFMTV et RMC, le 17 mai. Elle a assuré que le projet de loi sur la PMA, étendue aux femmes célibataires et homosexuelles, sera présenté en conseil des ministres avant les vacances d’été, et que son souhait personnel « c’est évidemment que la PMA soit remboursée par la Sécurité sociale ». Concernant la GPA, Marlène SCHIAPPA dit « n’avoir pas évolué » sur cette question, elle se dit personnellement « assez opposée à ce qui peut conduire à une forme de marchandisation du corps des femmes », mais « à l’écoute de tout un chacun sur le sujet ». Quant au droit à l’avortement, qui apparaît de plus en plus menacé aux États-Unis, la ministre a estimé qu’il est « en danger partout ». Enfin, Marlène SCHIAPPA a également évoqué le sujet du congé paternité, qui selon elle « va être amélioré ». Revoir l’entretien sur le site de BFMTV.

Congés maternité –

Dans un communiqué du 29 mai titré « Congé maternité pour toutes : l’engagement du président de la République pour les futures mamans est tenu », Marlène SCHIAPPA, qui a porté pendant dix ans, avec le réseau Maman travaille, l’engagement de créer un congé maternité pour toutes les femmes quel que soit leur statut professionnel, se félicite de la publication du décret relatif à l’amélioration de la protection sociale au titre de la maladie et de la maternité des travailleurs indépendants. « Engagement tenu, se réjouit la ministre, enfin l’amélioration concrète du quotidien des futures et jeunes mères indépendantes qui pourront bénéficier d’un congé maternité comme les femmes salariées ! ».

Justice –

La « répétition d’homicides conjugaux » a poussé la ministre de la justice Nicole BELLOUBET à prendre une nouvelle circulaire adressée à tous les procureurs où elle réaffirme « le caractère prioritaire de la lutte contre les violences conjugales » et encourage les magistrats à « poursuivre les efforts » pour « une réponse ferme et réactive ». La circulaire relative à l’amélioration du traitement des violences conjugales et à la protection des victimes a été publiée au Bulletin officiel n°2019-05 du 31 mai 2019. Le texte recommande d’accroître le recours aux ordonnances de protection, aux « téléphones grave danger » et à l’éviction du conjoint violent. Pour « aller plus loin » dans la protection des victimes, la garde des Sceaux indique avoir demandé à ses services de travailler à l’expérimentation d’un bracelet électronique pour maintenir à distance les hommes violents.

Bercy –

Dans une information mise en ligne le 17 mai sur leur site, les ministères économiques et financiers indiquent qu’ils amplifient les travaux sur l’égalité professionnelle en élaborant un nouveau plan s’appuyant sur une démarche collaborative et ouverte qui favorise l’implication de tous et la mise en œuvre de mesures concrètes. La mise en œuvre de ce plan est sous la responsabilité du secrétariat général des ministères et fait l’objet d’un suivi attentif, dans le cadre notamment d’un dialogue régulier avec les partenaires sociaux. Des mesures significatives ont, d’ores et déjà, été prises, notamment l’élaboration d’un bilan statistique annuel sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et un guide de la parentalité.

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